Rythmes scolaires: les grandes villes veulent la pérennisation du fonds de soutien

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L’Association des maires des Grandes Villes de France (AMGVF) s’est réjouie vendredi dans un communiqué de la décision des députés de maintenir pour 2015-2016 le fonds d’amorçage destiné à subventionner la réforme des rythmes scolaires, et a demandé sa pérennisation.

« Les grandes villes, dont 40% (…) se sont lancées dans la réforme dès la rentrée 2013, souhaitent que le gouvernement pérennise ce fonds de sorte qu’il ne soit pas remis en question d’année en année, causant inutilement perte de temps et tensions inutiles dont les familles sont les premières victimes », a réagi le président de l’AMGVF et maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (UMP).

L’AMGVF affirme par ailleurs « s’interroge(r) sur la nécessité de conditionner l’attribution de l’aide à l’établissement d’un projet éducatif de territoire (PEDT) », comme le prévoit le gouvernement.

En effet, explique-t-elle, « les communes ne peuvent être tenues responsables d’une réforme décidée par l’Etat et qui pèse lourd tant en termes financiers qu’en termes de réorganisation et de renégociation des contrats de travail. Une réforme qui par ailleurs suscite un mécontentement de parents et d’enseignants, auxquels les élus doivent quotidiennement faire face ».

Mercredi, l’Association des maires de France avait elle aussi pris « acte avec satisfaction » de la décision du gouvernement de reconduire le fonds d’amorçage, tout en demandant sa pérennisation. Elle avait également souhaité que son montant soit revu « au regard du coût de mise en oeuvre de la réforme pour les communes ».

Selon l’AMF, la réforme « demande en moyenne 180 à 200 euros par élève, ce montant ne comprenant pas les investissements susceptibles d’être engagés dans de nombreuses communes confrontées à des problèmes de locaux ».

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