Ouragan Gonzalo : George Pau-Langevin au chevet de St-Barth et St-Martin

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George Pau-Langevin, la ministre des outre-mer, a profité d’une visite à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy (Antilles) dimanche, pour évoquer la « reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle » pour ces deux collectivités d’outre-mer après le passage le 13 octobre de l’ouragan Gonzalo.

« Il faut maintenant gérer les conséquences, voir avec les assureurs comment les choses seront prises en compte », a exposé la ministre.

« Nous allons déclencher le fonds de secours du ministère de l’outre-mer » pour les personnes mal ou pas du tout assurées, a-t-elle indiqué.

« S’il peut y avoir quelques limites concernant la force des vents, d’autres critères peuvent être pris en compte », a expliqué la ministre? constatant « beaucoup de dégâts » à Saint-Martin.

Le 13 octobre, l’ouragan classé catégorie 1 lors de son passage n’a fait aucun mort malgré des rafales de vent atteignant 200 km/h à Saint-Barth (9.000 hab) et 160 km/h à Saint-Martin (37.000 hab) mais de nombreux dégâts.

Les dégâts concernent essentiellement les professionnels du tourisme. Nombre de restaurants de plage ont été endommagés ou détruits.

La présidente de la Collectivité de Saint-Martin, Aline Hanson, a aussi évalué à « 3 millions d’euros, les dommages subis par les équipements publics ». « Les établissements scolaires, notamment, n’ont pas rouvert leurs portes avant les vacances. Pour cause de toitures endommagées ou de clôtures mises à terre », a-t-elle poursuivi.

Plusieurs maisons ont eu la toiture arrachée. Mais ce sont les plaisanciers qui ont été les principales victimes de ce phénomène cyclonique, annoncé au départ comme une simple tempête tropicale par les prévisionnistes.

« Une soixantaine de bateaux ont été coulés ou jetés sur les côtes, a détaillé à la ministre Aline Hanson. Or de nombreux voiliers servaient d’habitation. »

« Nous espérons que l’état de catastrophe naturelle sera reconnu. La solidarité nationale doit jouer vis-à-vis des habitants de Saint-Martin », a-t-elle ajouté.

« A Saint-Barth, les dégâts sont moins perceptibles », a constaté un peu plus tard dans la journée George Pau-Langevin, qui s’est réjouie de constater que « les populations des deux îles (sont) déjà reparties de l’avant. Et se (sont) mises au travail pour réussir la saison touristique qui démarre », la haute saison touristique courant en effet de novembre à mars, dans les Antilles.

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