élève en difficulté

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« Je voudrais que le gouvernement s’engage davantage » sur l’éducation, a souhaité Jack Lang hier sur France Inter. L’ancien ministre de l’Education nationale s’est dit « révolté […] contre la situation qui est faite à 20 ou 30% d’élèves en grande difficulté. On s’en contrefiche. C’est une souffrance pour les élèves et leur famille » et « un immense gâchis », a-t-il estimé.

La réforme des ESPE « en partie ratée »

Pour l’ancien ministre, le premier impératif serait de s’attaquer à la formation des maîtres. « Malheureusement, on a en partie raté la réforme de la création des Ecoles supérieures de formation des maîtres, qui n’est pas suffisamment pratique et tournée vers l’apprentissage concret », a-t-il jugé. Les nouveaux maîtres « ne sont pas assez bien formés parce qu’on a commis l’erreur de mettre ça entre les mains des universités –pardon ce n’est pas très politiquement correct, je suis universitaire moi-même- qui n’ont pas la compétence pour former ou aider à former des maîtres de l’école ou du collège » a-t-il poursuivi.

Les activités périscolaires menacent l’égalité entre territoires

L’ancien ministre s’est également exprimé sur la réforme des rythmes scolaires. Selon lui, le gouvernement aurait dû « se contenter de cette chose simple : rétablir la demi-journée qui avait été supprimée par M Darcos ».

« Introduire ces activités périscolaires » mène à « des inégalités entre territoires qui ne sont pas acceptables dans un pays comme la France. Notre éducation […] est une Education nationale », a rappelé Jack Lang, qui a avoué ne pas savoir aujourd’hui « comment on peut faire pour revenir vers une solution plus harmonieuse ».

Jack Lang « Notre pays a besoin d’être porté par… par franceinter