Paris : baisse de la violence dans les établissements scolaires

Selon la préfecture de police, les actes de délinquance dans l'enceinte et aux abords des collèges et lycées à Paris ont sensiblement baissé durant l'année scolaire 2013-2014.

violence scolaire

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Les actes de délinquance dans et autour des collèges et lycées parisiens ont baissé de 12,6 % pendant l’année scolaire 2013-2014 par rapport à 2012-2013, selon un communiqué publié début octobre par la préfecture de police. 1 571 faits ont ainsi été enregistrés par les services de police l’année dernière, contre 1 798 en 2012-2013.

La majorité des infractions sont des actes de violence

Ce sont les collèges qui concentrent la majorité des actes de délinquance recensés (62 %). Les violences restent les infractions les plus souvent constatées en 2013-2014, même si elles sont en baisse de 18 % par rapport à l’année scolaire précédente (313 cas en 2013-2014 contre 439 en 2012-2013).

La plupart des actes enregistrés se sont déroulés dans l’enceinte même de l’établissement (63 % des faits déclarés), une baisse de 19 % dans cette catégorie ayant toutefois été constatée en 2013-2014 par rapport à 2012-2013.

Pour expliquer ces bons résultats,  la préfecture de police, le parquet de Paris et le rectorat de Paris ont souligné le « rôle majeur » de la convention du 30 janvier 2007 relative au signalement des infractions commises en milieu scolaire, qui « permet une remontée plus rapide des faits de délinquance dans et aux abords des établissements scolaires jugés sensibles par les chefs d’établissement ».

« Mauvaise volonté des chefs d’établissement »

Une interprétation que ne partage pas Thierry Ananou, le secrétaire académique du Snes. Selon lui, si moins d’actes de délinquance ont été enregistrés durant l’année scolaire 2013-2014, c’est parce que les chefs d’établissements ne les ont pas tous déclarés. « Ces dernières années, on note une mauvaise volonté des chefs d’établissement à faire remonter les problèmes auprès du rectorat, et une difficulté pour nos collègues à déposer plainte », explique-t-il dans le Parisien.

Il craint également que ces chiffres ne servent de prétexte à « un éventuel retrait des moyens liés à la politique de la ville », alors que se construit la nouvelle carte de l’éducation prioritaire.

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