Chercheurs

Chercheurs © Darren Baker -fotolia.com

Les chercheurs du collectif Sciences en Marche ont manifesté vendredi à Paris pour dénoncer la situation catastrophique de l’emploi scientifique et de la recherche aujourd’hui en France. Ils proposent un « plan d’urgence » pour les universités et les organismes de recherche avec un budget de 20 milliards d’euros sur 10 ans. Ils réclament par ailleurs la création de 3000 postes de chercheurs par an, et dénoncent le Crédit Impôt Recherche, créateur de « véritables niches fiscales ».

Une étude du cabi­net de conseil Lowendalmasaï publiée vendredi 17 octobre et citée par l’AFP, montre d’ailleurs que ce sont essentiellement les grandes entreprises qui profitent du dispositif, puisqu’elles « ont repré­senté 0,6% du nombre de décla­rants, mais se sont par­tagé 34,3% de l’enveloppe glo­bale de ce cré­dit d’impôt en 2012″.

Taux de chômage des docteurs trop important

Geneviève Fioraso, secré­taire d’Etat à la Recherche, a déclaré suite à ces revendications, que dans le contexte actuel il n’était pas « réaliste » de demander une augmentation de budget et rappelé que le budget de la recherche était « sanctuarisé« . Mais elle a reconnu que la situa­tion des doc­teurs d’université n’était « pas satis­fai­sante, avec un taux de chô­mage moyen des doc­teurs deux fois plus élevé que celui des ingénieurs ». Elle a reconnu aussi « l’insuffisance de recru­te­ments des doc­teurs dans le sec­teur privé », et déclaré « il y a une situa­tion que nous devons cor­ri­ger et je m’y emploie ».

Dans l’interview qu’elle a accordée à L’Express le 17 octobre, Geneviève Fioraso a cependant tempéré ses propos en affirmant  : « sur le terrain, il y a beaucoup plus d’entrain qu’il n’y paraît. La situation n’est pas dramatique. »