Le maire de Corbeil « ne pense pas » être indirectement visé par les incendies

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Le maire UMP de Corbeil-Essonnes (Essonne) a affirmé lundi qu’il « ne pense pas » être indirectement visé par les trois incendies qui ont touché deux écoles et une médiathèque de la ville ces deux dernières semaines.

« Ah non, je ne pense pas. Posez la question à la police », a sèchement répondu Jean-Pierre Bechter, lors d’un point presse à la question d’un lien éventuel entre sa mise en examen en janvier dans une enquête sur des soupçons d’achats de vote et les incendies.

Trois équipements municipaux ont été incendiés à Corbeil-Essonnes par des voitures bélier en flammes: une école et une médiathèque du quartier sensible des Tarterêts dans la nuit du 5 au 6 octobre et une nouvelle école dans la nuit de dimanche à lundi.

Deux jours avant les incendies des Tarterêts, « deux ou trois » individus avaient mis le feu à deux voitures sur le terrain de la communauté d’agglomération de Corbeil-Essonnes, avant d’être mis en fuite par le gardien. Selon une source proche du dossier, aucun lien n’a encore été établi entre ces feux de voiture et les trois autres incendies.

« Pourquoi les bâtiments municipaux? », s’est-il interrogé, estimant qu’il était « plus facile » de s’attaquer à une école qu’à un collège, dont les départements ont la responsabilité. « Les collèges, c’est plus gros, plus protégé », a-t-il assuré.

« Cela se passe ailleurs. Soyez sérieux, cela ne se passe pas qu’à Corbeil-Essonnes », a repris M. Bechter, ajoutant qu’il allait accroitre le nombre de caméras de vidéosurveillance dans la ville, qui passeront de 100 à 150.

Il dit attendre du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui doit se rendre sur place mardi matin avec la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, qu’il « donne des moyens suffisants aux enquêteurs ».

Des parents et des habitants de Corbeil-Essonnes avaient évoqué la thèse d’une « vengeance » pour expliquer les incendies.

« Cela fait partie des pistes explorées par les enquêteurs », a assuré lundi une source proche du dossier, dans une ville où plusieurs enquêtes en lien avec la mairie, dirigée de 1995 à 2009 par l’avionneur Serge Dassault, sont toujours en cours pour racket, menaces ou tentatives d’homicide.

En avril, le vieux sénateur UMP avait été mis en examen pour « achat de votes », dans la même affaire que Jean-Pierre Bechter.

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