L’unique projet de reprise d’un des principaux CFA de Rhône-Alpes jugé « irrecevable » (administrateur)

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L’unique projet de reprise d’un des principaux Centre de Formation des Apprentis (CFA) de Rhône-Alpes, comptant 980 apprentis à Saint-Etienne, est jugé « irrecevable », à la veille de son examen, mardi, par le TGI de cette ville, a-t-on appris samedi de sources syndicales et judiciaire.

Cette offre de reprise du CFA Les Mouliniers, placé en liquidation judiciaire en juillet, « reste subordonnée à la réalisation de plusieurs conditions suspensives, dont un accord collectif sur l’aménagement du temps de travail, qui la rendent irrecevable », selon le rapport de l’administrateur judiciaire, qui sollicite une « prolongation de la période de poursuite d’activité de trois mois ».

Soulignant que l’état de la trésorerie « permet de faire face à l’ensemble des charges courantes », l’administrateur estime que cette période supplémentaire doit servir à travailler l’offre de reprise, pour la rendre recevable.

Elle émane de l’association Campus de l’alternance Loire Sud (Cals), un consortium ayant pour chef de file (40% des parts sociales) la fondation Apprentis d’Auteuil, associée à la Chambre de métiers de Rhône-Alpes (30%) et à la Chambre de commerce et d’industrie de Rhône-Alpes (30%).

« Un projet alternatif de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) porté par une quarantaine de salariés du CFA stéphanois est en cours d’élaboration. Il est économiquement viable dans la configuration actuelle, avec le maintien de toutes les filières et de tous les salariés », a déclaré samedi à l’AFP un de ses promoteurs. « Nous attendons maintenant une réponse de la communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole sollicitée pour participer, à nos côtés, au rachat des actifs immobiliers du CFA ».

Les 70 salariés et la direction du CFA, financé majoritairement par la région Rhône-Alpes, jugent « injustifié » le projet de Cals de supprimer, en cours d’année, toutes les formations (CAP, Bac Pro et BTS) des métiers de la vente et de l’automobile (mécanique et carrosserie).

L’arrêt de ces deux filières,qui compte actuellement 280 inscrits en contrat d’apprentissage, se traduirait par 25 suppressions d’emplois.

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