Plusieurs milliers de chercheurs se sont rassemblés vendredi après-midi Porte d’Orléans à Paris, pour alerter sur la situation « dramatique » de l’emploi scientifique et réclamer davantage de moyens financiers et humains pour la recherche.

La secrétaire d’Etat à la Recherche, Geneviève Fioraso, avait estimé peu avant le début de la manifestation « pas réaliste dans la conjoncture actuelle » de demander plus d’argent à l’Etat pour la recherche.

Un groupe d’environ 150 scientifiques à vélo, avec à leur tête Patrick Lemaire, initiateur du mouvement Sciences en marche, a été chaleureusement applaudi à son arrivée.

Le cortège a pris la direction de la Place Vauban, près de l’Ecole militaire, derrière une banderole proclamant : « Enseignement supérieur et recherche : une autre politique est possible ».

« Science en marche, mais plus pour longtemps », « Nous travaillons pour votre avenir », pouvait-on lire sur les banderoles.

« Cela fait 10 ans que les chercheurs n’étaient pas descendus dans la rue », a souligné Patrick Lemaire, parti à vélo de Montpellier il y a trois semaines.

« On a ressenti le soutien du public et des élus locaux », a souligné le biologiste, dressant le bilan de trois semaines de mobilisation à travers la France.

Soutenu par les organisations syndicales, le collectif réclame davantage de crédits et la création de nouveaux emplois pour la recherche et l’enseignement supérieur, « dans une crise profonde ».

Le collectif chiffre à 20 milliards d’euros sur 10 ans le « plan d’urgence » qu’il propose : augmentation des budgets de fonctionnement des universités et des organismes de recherche et plan pluriannuel de création d’emplois statutaires.