Vacances scolaires: les professionnels du tourisme s’inquiètent, le ministère de l’Education va les recevoir

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Le ministère de l’Education nationale va recevoir les professionnels du tourisme sur la question du calendrier des vacances scolaires, a-t-il indiqué à l’AFP jeudi, après la grogne de certains d’entre eux ces deux derniers jours.

Lors d’un déjeuner cette semaine avec la presse quotidienne régionale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a été interrogée sur le calendrier scolaire, a expliqué le ministère, sollicité par l’AFP.

« Elle a indiqué que dans les prochaines semaines, les prochains mois, elle avait énormément de réformes à mener, et donc elle ne pouvait pas ouvrir immédiatement cette question. Mais la position du ministère n’a pas du tout changé là-dessus », a-t-on précisé.

Les professionnels du tourisme « demandent à être reçus par le ministère » et « ce sera le cas », a assuré le ministère.

Nommée ministre de l’Education cinq jours avant la rentrée scolaire, Najat Vallaud-Belkacem a de nombreux dossiers à gérer, comme la refonte des programmes scolaires et du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, la réforme du collège et la réforme de l’évaluation des élèves.

Plusieurs fédérations et syndicats de professionnels du tourisme (Seto, Snav, Umih, SNRT, Domaines skiables de France…) et le CNPA (Conseil national des professions de l’automobile) étaient montés au créneau dans un communiqué commun mercredi pour « demander un examen interministériel du dossier » du calendrier des vacances scolaires.

Ils expliquaient avoir appris « par voie de presse que la refonte du calendrier scolaire n’était pas à l’ordre du jour » de la ministre, une allusion à un article du quotidien Le Dauphiné Libéré.

Ils critiquaient une « décision surprenante », arguant que « les deux prédécesseurs de Mme Vallaud-Belkacem, Benoît Hamon et Vincent Peillon, s’étaient engagés à plusieurs reprises devant la représentation nationale à repenser dans sa globalité le calendrier scolaire qui impacte fortement le secteur touristique français ».

En 2013, Vincent Peillon s’était dit prêt à ouvrir des discussions en 2015 sur les vacances, une fois réglée la question de la réforme sur la semaine scolaire des enfants.

Jeudi, l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) a à son tour exprimé son inquiétude à l’idée que la ministre puisse « fermer la porte à toute concertation sur la refonte du calendrier scolaire ».

Selon l’ANMSM, le décalage des vacances de printemps d’une semaine depuis l’hiver 2010-2011, « a réduit de 70% la fréquentation des domaines skiables sur cette période », avec des conséquences pour l’emploi en stations de montagne (commerces, hôtels, restaurants, employés des domaines skiables, moniteurs, guides et accompagnateurs…).

Les professionnels du tourisme réclament de « positionner les vacances d’hiver en février et les vacances de printemps au mois d’avril ». Ils souhaitent aussi l’accompagnement d’une « éventuelle réduction des vacances estivales par l’instauration d’un zonage », pour mieux gérer les flux touristiques.

Les maires des stations de montagne, qui se battent pour que les vacances aient lieu quand la neige est encore au rendez-vous, proposent de réduire de 7 à 6 semaines la période d’enseignement entre la fin des vacances d’hiver et celles du printemps.

« Notre position est raisonnable. On demande de pouvoir mettre nos stations de sports d’hiver en concurrence internationale, pour ne pas se faire damer le pion », a déclaré à l’AFP le président de l’ANMSM, Charles-Ange Ginesy.

Le calendrier des vacances scolaires est élaboré trois ans à l’avance. Le dernier en date, publié au Journal Officiel en janvier, fixe les dates de vacances jusqu’à la fin de l’année scolaire 2016-2017. Celles du printemps débordent à chaque fois sur le mois de mai.

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