Ligne Azur : le Conseil d’Etat annule une circulaire de l’Education nationale

Le Conseil d’Etat a annulé ce mercredi une circulaire de 2013 invitant les recteurs à relayer auprès des élèves la campagne de Ligne Azur.

(Source : capture d'écran)

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La Ligne Azur, un site de lutte contre l’homophobie, n’aurait pas dû rentrer à l’école, a jugé le Conseil d’État. Ce mercredi 15 octobre, la plus haute juridiction administrative a annulé pour « non-respect de la neutralité du service public » une circulaire de 2013 de Vincent Peillon. Celle-ci avait pour objectif d’inviter les recteurs à faire la promotion d’une campagne de Ligne Azur destinée aux jeunes qui s’interrogent sur leur orientation sexuelle.

« Respecter la liberté de conscience »

Le Conseil d’Etat a rappelé qu’il « incombe au ministre de l’Education nationale de s’assurer, avant le lancement d’une telle campagne, que les éléments d’information qui seront diffusés sont bien conformes à ces principes ». Or, le site internet de la Ligne Azur « présentait l’usage de drogues comme ‘susceptible de faire tomber les inhibitions’ et comme ‘purement associé à des moments festifs’ sans mentionner l’illégalité de cette pratique ». Le site définissait également « la pédophilie comme une ‘attirance sexuelle pour les enfants’ sans faire état du caractère pénalement répréhensible des atteintes ou agressions sur mineurs ».

Le Conseil d’Etat a demandé que soient « respectés » les « principes de neutralité du service public et de liberté de conscience des élèves ».

« Des conséquences très lourdes »

Dans un communiqué, Najat Vallaud-Belkacem a indiqué qu’elle attache une importance particulière à la lutte contre l’homophobie. « Les conséquences de ces discriminations sont très lourdes : c’est le sentiment d’isolement, de mal-être, c’est la perte de l’estime de soi, voire même des comportements suicidaires ».

Enfin, la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), qui avait saisi le Conseil d’État en juillet 2013 pour lui demander d’annuler la circulaire de Peillon, a estimé que l’arrêt constituait une « victoire hautement symbolique » et un « avertissement adressé à l’Éducation nationale ».

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