La CFDT, la CFTC et FO ont réaffirmé mercredi leur ferme opposition au travail le dimanche après que le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a proposé d’autoriser jusqu’à 12 ouvertures dominicales dans son projet de loi sur l’activité.

Lors de la présentation des grandes lignes de son projet de loi pour l’activité, le ministre a notamment annoncé que les magasins non alimentaires pourraient ouvrir cinq dimanches par an sur simple demande et jusqu’à 12 dimanches par an, selon la décision des maires des communes.

« Sur ce sujet, la CFTC est prête à montrer les dents, ils serait bon que le ministre, s’il veut bouger les choses, passe par les partenaires sociaux », a réagi auprès de l’AFP Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC.

« Si on veut nous faire croire que résoudre les problèmes économiques et sociaux de la France passe par l’ouverture de quelques grandes surfaces le dimanche, c’est de la poudre aux yeux ».

De son côté, Force ouvrière a dénoncé dans un communiqué une « remise en cause du repos dominical » qui « menace de nombreux emplois dans le commerce ».

« Les propositions de passer à 12 dimanches au lieu de 5 et de permettre aux gares d’ouvrir leurs commerces le dimanche, ne favorisent que les grandes enseignes, c’est la mort du commerce en proximité des gares et en centre-ville », a assuré le syndicat.

Pour la CFDT, « les intentions affichées par le ministre de l’économie, (..) semblent en décalage total avec les attentes de l’ensemble du monde salarial ».

« Le projet annoncé est loin de moderniser l’économie et risque de renforcer le clientélisme politique en donnant aux maires la capacité d’accorder 12 ouvertures dominicales et, d’une manière plus cynique, de les obliger à le faire en créant une concurrence intercommunale », assure le syndicat dans un communiqué.

L’ouverture dominicale risque également « de pénaliser les salariés des petites entreprises en leur retirant tout droit à compensation et toute liberté de refuser une modification substantielle de leur contrat de travail », souligne la CFDT.