Le collectif Sciences en marche demande à être reçu par le chef de l’Etat

logo AFP

Le collectif Sciences en marche, qui appelle à manifester vendredi à Paris pour réclamer davantage de moyens pour la recherche, a demandé mercredi, dans une lettre ouverte à être reçu par le chef de l’Etat.

Le collectif demande à François Hollande d’accepter « de recevoir dans les meilleurs délais une délégation de Sciences en marche et des organisations représentatives de l’enseignement supérieur et de la recherche afin d’envisager avec elles les mesures urgentes que doit prendre » le gouvernement.

« Depuis quelques mois, la résignation et le désespoir dans les laboratoires et les universités se transforment en une profonde colère », écrit le collectif.

Il dénonce « une situation de paupérisation dramatique » dans les universités et les laboratoires, à laquelle ont conduit « les politiques successives menées depuis des années ».

« La situation est notamment préoccupante pour les jeunes docteurs », souligne Sciences en marche. « Plus de 10% d’entre eux sont au chômage trois ans après l’obtention de leur diplôme, contre moins de 2% dans la majorité des pays développés », indique-t-il.

Le collectif chiffre à 20 milliards d’euros sur 10 ans le « plan d’urgence » qu’il propose : augmentation des budgets de fonctionnement des universités et des organismes de recherche et plan pluriannuel de création d’emplois statutaires.

Pour le financer, il propose une réforme du Crédit Impôt Recherche, « inefficace », selon lui. « Il a créé de véritables niches fiscales sans avoir l’effet de levier escompté sur le développement industriel », dénonce Science en marche.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.