Hôtel de ville de Marseille

Hôtel de ville de Marseille (© Ch.Allg - Fotolia.com)

Alors qu’un conseil municipal tenu ce vendredi à Marseille doit être consacré à la question de la réforme des rythmes scolaires à l’école primaire, la majorité UMP des élus de la ville déplore de ne pas avoir encore touché les subventions du fonds d’amorçage de la réforme.

Le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin a ainsi affirmé mercredi dans les colonnes du quotidien La Provence que « la ville n’a pas touché le moindre centime du gouvernement ». Le lendemain, le maire d’arrondissement Yves Moraine a lui aussi indiqué que la dotation de la ville, « pour l’instant, ce n’est ni 50 ni 90 euros [par enfant], c’est makache walou, c’est zéro ! ».

L’aide ne couvre pas le coût réel de la réforme, selon la mairie

Le ministère de l’Education nationale rappelle pour sa part que le décret relatif à l’aide d’Etat prévoit un versement en deux fois, avant la fin de l’année puis avant la fin juin. « Marseille devrait toucher probablement le premier acompte avant la fin octobre, et les élus le savent », souligne le ministère.

La Mairie juge de toute façon la somme insuffisante pour couvrir le coût réel de l’application des nouveaux rythmes et de la mise en place d’activités périscolaires. Pour Roland Blum, l’adjoint du maire aux finances, le « montant exact » que la Ville doit percevoir de l’Etat est de 2,6 millions d’euros en 2014, et de 3,9 millions en 2015, soit 6,5 millions au total, alors que le coût annuel de la réforme est estimé par la mairie entre 22 et 25 millions d’euros.

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem s’est engagée mardi, au micro de France Inter, à verser une dotation de 10 millions d’euros à la Ville de Marseille pour l’aider à appliquer la réforme.