Premier musée de la presse du monde francophone à l’ESJ Lille

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La France et la francophonie disposent désormais de leur premier musée de la presse, installé à l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille à l’occasion de son 90e anniversaire, et qui devait être accessible dès vendredi soir sur un site internet déjà riche.

« Moments de presse », comme est intitulé cet ensemble d’objets symboliques, de faits saillants voire héroïques et de unes historiques relatifs aux médias de 1631 à 2014, est physiquement logé dans une salle de l’ESJ, sous l’égide du réseau Théophraste des écoles de journalisme francophones.

La collection et ses prolongements ont été d’emblée également conçus comme « le musée sans murs d’un métier sans frontières », au travers de son site internet www.momentspresse.org, a expliqué à l’AFP son conservateur français, Bertrand Labasse, qui enseigne à l’université d’Ottawa.

Parmi les livres sur le journalisme qui pourront y être consultés ou téléchargés gratuitement, ceux de Jules Verne, d’Emile Zola ou de Voltaire.

La naissance du musée est marquée par une exposition que devait inaugurer vendredi en fin de journée à la mairie de Lille la ministre de la Culture Fleur Pellerin venue assister à la leçon inaugurale de la 90e promotion de l’ESJ de Lille. Celle-ci devait être donnée par Anne Sinclair, directrice du Huffington Post, devant des centaines d’invités dans le grand hall de la mairie.

Le visiteur découvrira entre autres dans cette exposition le premier zoom de caméra au monde, fabriqué par une entreprise française méconnue, mais aussi le havresac d’un correspondant de guerre de l’agence de presse américaine UPI ou encore une de ces petites machines à écrire Remington au clavier insonorisé utilisée par la presse d’outre-Atlantique.

D’autres grandes aires linguistiques bénéficiaient depuis longtemps de musées de ce type, tels le Newseum de Washington, le Zeitungsmuseum d’Aix-la-Chapelle, ou encore le Newspark de Yokohama (Japon).

Le noyau de la collection « Moments de presse » est français, car il hérite des objets rassemblés à l’origine par le défunt centre technique de la presse française installé à Lyon sous les auspices de la Fédération nationale de la presse (FNPF) qui a disparu en 2009.

Mais ce musée est désormais aussi celui des pays ayant le français en partage, avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Pour autant, a souligné M. Labasse, « ce n’est pas un musée de la presse francophone mais bien un musée francophone de la presse mondiale ».

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