Incendies de Morlaix: « inadmissible », selon Eckert

logo AFP

Le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, a constaté vendredi à Morlaix les dégâts occasionnés au centre des impôts de la ville incendiée lors d’une manifestation de légumiers, jugeant « inadmissible qu’on s’en soit pris à des agents ».

« Il est inadmissible qu’on s’en soit pris à des agents qui font leur travail, leur travail au service du public, leur travail au service de l’État », a-t-il estimé. « Ils ne sont pas responsables des décisions politiques bien entendu, ça c’est nous qui les assumons », a-t-il ajouté.

« C’est un geste qu’il faut condamner », a-t-il assuré, après s’être rendu dans des bureaux, noircis par la suie, du centre des impôts, a constaté l’AFP. Le long bâtiment de deux étages a été complètement détruit par le feu à l’une de ses extrémités.

« D’ici quelques semaines une grosse partie des services va pouvoir fonctionner dans des locaux mis à disposition par La Poste », a-t-il précisé, soulignant qu’une partie des agents avait été relogée dans des centres des impôts autour de Morlaix, tandis que d’autres étaient contraints de rester chez eux.

M. Eckert a rencontré ensuite quelques agents, relogés dans un centre de la périphérie de Morlaix.

Une centaine de légumiers du Nord-Finistère avaient incendié dans la nuit du 19 au 20 septembre le centre des impôts, mais aussi la Mutualité sociale agricole de Morlaix lors d’une manifestation contre les règlementations administratives et fiscales.

Le Premier ministre, Manuel Valls, avait condamné fermement ces incendies de bâtiments publics et promis des poursuites judiciaires. Un militant du mouvement des Bonnets rouges a été mis en examen la semaine dernière dans le cadre de l’enquête et placé sous contrôle judiciaire.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.