Rythmes scolaires: Marseille n’a encore reçu aucune aide financière (élus UMP)

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Les élus de la majorité UMP à la mairie de Marseille ont déploré jeudi n’avoir encore reçu aucune aide financière de l’Etat pour la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dans la ville.

A la veille d’un Conseil municipal de rentrée, qui sera en partie consacrée à ce sujet toujours brûlant, Yves Moraine, chef de file des élus UMP, s’est enflammé contre « la totale incompétence du gouvernement ». « On en a assez d’être vilipendés dans ce dossier », a-t-il dit devant la presse.

Alors que la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem s’est engagée, mardi sur France Inter, sur une dotation à la Ville de Marseille de 10 millions d’euros pour appliquer la réforme, Yves Moraine s’est exclamé: « Pour l’instant, ce n’est ni 50 ni 90 euros (par enfants), c’est makache walou, c’est zéro ! ».

La veille, dans les colonnes de La Provence, le maire Jean-Claude Gaudin avait également affirmé que « la ville n’a pas touché le moindre centime du gouvernement ».

Pour Roland Blum, l’adjoint aux finances, le « montant exact » que la Ville doit percevoir de l’Etat est de 2,6 millions d’euros au dernier semestre 2014 et de 3,9 millions en 2015, soit 6,5 millions au total, alors que le coût annuel de la réforme est estimé par la mairie entre 22 et 25 millions d’euros.

Le décret relatif à l’aide versée par l’Etat prévoit un versement en deux fois, avant la fin de l’année, puis avant la fin juin, a rappelé le ministère de l’Education nationale à l’AFP. « Mais pour aider les villes, nous faisons ces versements plus tôt », a-t-on poursuivi: « Marseille devrait toucher probablement le premier acompte avant la fin octobre, et les élus le savent ».

Le ministère a également rappelé qu’outre les 6,5 millions d’euros versés directement par l’Etat, la municipalité toucherait environ 4 millions d’euros d’aide des Allocations familiales.

Danièle Casanova, adjointe au maire en charge des écoles maternelles et élémentaires, a estimé aussi qu' »on accusait à tort Monsieur le maire, le premier tort, c’est le décret du gouvernement pris sans consultation en 2013. (…) Le décret n’a pas pris en compte le financement de la réforme ».

Lors de la rentrée scolaire, le maire avait été vivement pris à partie par des parents d’élèves mécontents par la mise en oeuvre différée de la réforme –qui prévoit des activités périscolaires le vendredi après-midi, et qui n’est appliquée pour le moment que dans une quarantaine d’écoles sur les plus de 400 de la ville.

Selon Mme Casanova, quelque 200 écoles début novembre devraient être en mesure d’appliquer les nouveaux rythmes scolaires. Voire même 250, selon Jean-Claude Gaudin.

Mais le problème n’est pas que financier. La mairie est « encore en peine pour trouver les compétences » lors du recrutement des personnes qui devront encadrer les activités périscolaires. « On étudie les casiers judiciaires » de chacun, a précisé Mme Casanova.

Autre sujet à l’ordre du jour du Conseil municipal vendredi, la convention de mise à disposition du nouveau stade Vélodrome à l’Olympique de Marseille. Dans ce dossier, « les délais ont été respectés », a fait valoir Yves Moraine.

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