Gironde: trois mois ferme pour une tricherie aux examens

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Un homme de 23 ans, par ailleurs poursuivi pour trafic de stupéfiants, a été condamné à trois mois de prison ferme pour une tricherie aux examens, une peine jugée « hors de proportion » par son avocat qui va faire appel, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires.

A trois reprises, en 2011 lors d’un examen blanc de droit puis en 2013 et 2014 pour un examen de deuxième année, l’étudiant s’est fait aider par des amis à l’extérieur, communiquant avec eux via téléphone et une mini-oreillette, a-t-on précisé de même source, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest.

L’étudiant transmettait par sms le sujet à un ami à l’extérieur sur un parking de la fac, lequel mobilisait une autre étudiante en droit qui cherchait les réponses. Le premier correspondant n’avait alors plus qu’à les restituer dans l’oreillette de l’étudiant en examen.

Conformément aux réquisitions, le fraudeur a été condamné mercredi à trois mois de prison ferme. Des peines de deux mois avec sursis ont été prononcées contre un de ses complices, et d’un mois avec sursis contre deux autres, dont l’un était absent à l’audience.

Son avocat, Christophe Cariou-Martin, s’est indigné d’une peine « hors de proportion », du « jamais vu » pour une fraude aux examens, un phénomène en explosion en raison de la « pression croissante » sur les étudiants, mais que selon lui, « les universités gèrent la plupart du temps discrètement, en interne », via des sanctions, annulations de diplômes, interdiction de passer un diplôme, etc.

Pour lui, son client a pâti de l’affaire de stupéfiants pour laquelle il doit encore être jugé et est en détention provisoire à Gradignan depuis cinq mois. C’est d’ailleurs l’écoute de conversations téléphoniques dans cette enquête qui a révélé les tricheries.

« Il y a des gens qui font des coupables idéaux, mon client fait partie de ceux-là. Très mauvais candidat à l’examen peut-être, mais très bon candidat à +l’exemple+ », a déclaré à l’AFP Me Cariou-Martin, indiquant qu’il ferait appel.

La fraude aux examens est couverte par une loi de décembre 1901, consolidée en 2002, et est passible de peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 9.000 euros d’amende.

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