Le débat sur la nouvelle évaluation des élèves pour les « encourager à apprendre et à progresser » est « complexe » et ne doit pas être « caricaturé », a dit mercredi Najat Vallaud-Belkacem devant le Conseil supérieur de l’éducation (CSE).

La « conférence nationale sur l’évaluation des élèves » a été lancée en juin par l’ancien ministre de l’Éducation, Benoit Hamon, qui s’était dit favorable à une notation plus bienveillante valorisant les progrès de l’enfant.

La séance extraordinaire du CSE, instance consultative, est le premier temps fort de cette réflexion.

Les discussions ont porté sur cinq « questions principales » : « les formes d’une évaluation au service des apprentissages des élèves, l’information donnée aux familles, la place de la notation, les moments de l’évaluation dans les parcours, et le rôle de l’évaluation dans les choix d’orientation et les procédures d’affectation », selon un communiqué du ministère.

Le débat est « complexe » et ne doit pas être « caricaturé », a demandé la ministre dans son discours rendu public, souhaitant qu’on ne lui fasse pas un « procès d’intention en laxisme ».

Il ne s’agit pas de « casser le thermomètre » mais de noter « autrement ». Il n’est pas question de « supprimer les notes » et d' »interdire les zéros », a dit Mme Vallaud-Belkacem, dans une allusion aux critiques de la droite.

La FSU, puissante fédération de l’éducation, et son syndicat du primaire SNUipp-FSU, réclament un débat « ambitieux » et « sérieux », dans des communiqués distincts. Mais pour permettre une évaluation « juste et respectueuse », il faut aussi des « formations (des enseignants) de qualité » et réduire les effectifs des classes.

Il y a « urgence » à abandonner un modèle « méritocratique », juge le SE-Unsa, deuxième syndicat.

La conférence nationale, réunissant acteurs du monde éducatif et la société civile, présentera ses recommandations à la mi-décembre à Paris.