L’académie de Créteil recule face aux parents sur la demi-journée sans classe

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La demi-journée sans classe destinée à consulter les enseignants sur les futures réformes de l’éducation, mais contestée par les parents d’élèves, n’aura pas lieu lundi dans les écoles et collèges de Seine-et-Marne et du Val-de-Marne, a-t-on appris mercredi auprès de la FCPE et du rectorat de Créteil.

Selon le ministère de l’Éducation nationale, cette concertation « aura bien lieu » mais « à une autre date ». « Le recteur a eu pour consigne de réunir tous les acteurs pour convenir d’une nouvelle date qui plaira à tout le monde », a déclaré mercredi soir une source au ministère.

Fixée initialement dans l’académie au 13 octobre, cette matinée de réflexion collective avait fait l’objet de recours en référé déposés par des représentants de parents d’élève, la PEEP du Val-de-Marne et la FCPE de Seine-et-Marne, qui devaient être examinés jeudi.

Compte tenu de ces recours, « il a été décidé qu’il y aurait une organisation différente de ce temps spécifique de réflexion » dans ces deux départements, a indiqué le rectorat dans un communiqué.

« La demi-journée banalisée ne se tiendra donc pas le lundi 13 octobre au matin dans les départements du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne. Les élèves auront cours normalement », est-il ajouté.

L’Éducation nationale avait annoncé mi-septembre que les enseignants de maternelle seraient consultés une demi-journée entre le 22 septembre et le 18 octobre sur le futur programme de maternelle, et ceux de l’école élémentaire et du collège sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

L’Association des maires de France (AMF) et la FCPE, première fédération de parents, avaient protesté contre l’annulation de cette demi-journée de classe.

En Seine-Saint-Denis, autre département relevant de l’académie de Créteil, cette demi-journée « banalisée » a été maintenue, aucun recours n’ayant été déposé.

Mercredi soir, la FCPE de Seine-Saint-Denis a réagi en faisant savoir qu’elle saisirait dès jeudi la justice administrative pour obtenir, elle aussi, l’annulation.

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