La demi-journée sans classe destinée à consulter les enseignants sur les futures réformes de l’éducation, mais contestée par les parents d’élèves, n’aura pas lieu dans les écoles et collèges de Seine-et-Marne et du Val-de-Marne, a-t-on appris mercredi auprès de la FCPE et du rectorat de Créteil.

Fixée dans l’académie au 13 octobre, cette matinée de réflexion collective avait fait l’objet de recours en référé déposés par des représentants de parents d’élève, la PEEP du Val-de-Marne et la FCPE de Seine-et-Marne, qui devaient être examinés jeudi.

Compte tenu de ces recours, « il a été décidé qu’il y aurait une organisation différente de ce temps spécifique de réflexion » dans ces deux départements, a indiqué le rectorat dans un communiqué.

Écoliers et collégiens auront donc « cours normalement » lundi. Le rectorat s’en remet aux « instances » habituelles (conseils pédagogiques…) pour mener à bien la concertation.

« On est extrêmement satisfaits de ce geste d’apaisement de l’Education nationale. Nous allons nous désister de toute action en justice », a réagi auprès de l’AFP Mehdi Azzam, président de la FCPE 77.

« Il aurait fallu que les parents de 150.000 enfants de Seine-et-Marne prennent tous une demi journée de congé en même temps. (…) On ne voulait pas qu’il y ait d’enfants sur le trottoir lundi matin », a-t-il ajouté.

L’Éducation nationale avait annoncé mi-septembre que les professeurs de maternelle seraient consultés une demi-journée entre le 22 septembre et le 18 octobre sur le futur programme de maternelle, et les professeurs de l’école élémentaire et du collège sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

L’Association des maires de France (AMF) et la FCPE, première fédération de parents, avaient protesté contre l’annulation de cette demi-journée de classe.

En Seine-Saint-Denis, autre département relevant de l’académie de Créteil, la demi-journée « banalisée » lundi matin a été maintenue, aucun recours n’ayant été déposé.

Mercredi soir, la FCPE de Seine-Saint-Denis a réagi en faisant savoir qu’elle saisirait dès jeudi la justice administrative pour obtenir, elle aussi, l’annulation.