Les domaines skiables de France réclament des vacances de printemps moins tardives

logo AFP

Les Domaines skiables de France, en congrès mardi et mercredi à Montpellier, réclament à la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, des discussions pour avancer d’une semaine les vacances scolaires de printemps, qui se terminent actuellement début mai.

« Depuis Luc Chatel en 2009, les vacances de printemps vont jusqu’à début mai. Cela nous fait perdre 3 % de chiffre d’affaires. Le mois d’avril, qui représentait 8 % de notre CA, est tombé à 2% ou 3% », a expliqué à l’AFP Pierre Lestas, président des Domaines skiables de France.

« Les vacances scolaires, c’est un plan triennal. Après avoir signé le dernier plan, celui qui va jusqu’en 2017, M. Vincent Peillon avait promis de rediscuter en 2015. Mais début septembre, la position de Mme Vallaud-Belkacem n’était plus la même », a déploré M. Lestas.

Un rendez-vous va être demandé par le député PRG Joël Giraud, président du conseil national de la montagne, à la ministre de l’Education nationale, a indiqué M. Lestas, ajoutant que lui voulait aussi solliciter des entretiens avec ceux qui sont en charge de ce dossier, à savoir les secrétaires d’Etat Carole Delga (commerce consommation) et Matthias Fekl (commerce extérieur).

Les domaines skiables de France rassemblent plus de 200 opérateurs (remontées mécaniques, pistes…) et représentent quelque 18.000 salariés, dont 15.000 saisonniers, selon le président.

« Il y a un enjeu économique et social, car les contrats se raccourcissent, les stations fermant plus tôt », a déploré M. Lestas.

Outre le problème des vacances, la saison dernière a été entachée « non par la crise mais par la météo » avec une baisse de fréquentation moyenne de 4,5 %, surtout « sensible dans les Vosges », a-t-il souligné.

Avec le calendrier scolaire et la météo, la France, qui a recensé 56,3 millions de journées skieurs, a perdu la première place quelle détenait depuis deux ans, au profit des États-Unis (57 millions), a relevé M. Lestas.

Par ailleurs, les Domaines Skiables font part de leur inquiétude devant la baisse des ressources des communes, qui va entraîner « immanquablement une baisse des investissements alors qu’il y a déjà un manque de 300 millions d’euros par rapport aux voisins comme l’Autriche ou la Suisse ». Et M. Lestas de réclamer en même temps une simplification des démarches alors qu' »il faut par exemple aujourd’hui 3 à 4 ans pour construire une remontée mécanique ».

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.