Jeux dangereux : 36 % des 10-17 ans concernés

Selon une étude publiée la semaine dernière par l'association SOS Benjamin, 36 % des adolescents ont déjà été exposés à des jeux dangereux et 10 % y ont déjà joué.

jeux dangereux

© prudkov – Fotolia.com

Les jeux dangereux sont toujours très pratiqués par les jeunes, révèle une enquête rendue publique vendredi par l’association SOS Benjamin(1).

Toutes les catégories socio-professionnelles touchées

Selon cette étude, 36 % des adolescents âgés de 10 à 17 ans ont déjà été exposés à de telles pratiques, et plus grave, 10 % affirment y avoir déjà joué.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les catégories socio-professionnelles les plus favorisées sont les plus touchées. 40 % des enfants de CSP+ ont été concernés par les jeux dangereux, contre 30 % des enfants dont les parents appartiennent à des catégories socio-professionnelles moins favorisées.

Plusieurs catégories de jeux dangereux sont populaires, notamment dans les cours de récréation. Les plus connus sont les jeux de non-oxygénation, comme le jeu du foulard ou de la tomate. Viennent ensuite les jeux d’attaque, comme le jeu de l’anniversaire ou de la couleur du jour, et les jeux de défi, consistant à inciter un camarade à réaliser certaines actions en le provoquant.

Un colloque international les 6 et 7 octobre

Un colloque international sur « les jeux dangereux et le harcèlement à l’école », organisé par l’Association de parents d’enfants accidentés par strangulation, se tient depuis hier et jusqu’à ce soir à Paris. Selon la présidente de l’association, Françoise Cochet, les décès liés aux jeux dangereux ont considérablement baissé entre 2000 et 2013, mais la vigilance doit rester de mise, car d’autres risques existent : épilepsie, séquelles psychologiques, troubles du sommeil, surdité partielle…

Comment protéger son enfant ?

Alors que faire pour lutter contre la pratique des jeux dangereux ? Selon Eric Debarbieux, directeur de l’Observatoire international de la violence à l’école, il est important de faire de la prévention auprès de son enfant, même si aucun signe de pratique n’a été détecté. Par exemple, « lui dire : «j’ai lu quelque chose sur le harcèlement, les jeux dangereux, est-ce que tu as dans ta classe des camarades qui jouent à des jeux que je pense anormaux» », explique-t-il dans la Dépêche.

En outre, chez les enfants pratiquant régulièrement les jeux dangereux, « il y a des signes qui reviennent souvent. Pour les jeux d’asphyxie, des tâches sur la peau, des traces sur le torse, etc. Et des signes faibles, comme un mal de tête qui ne passe pas, la baisse des résultats scolaires, des enfants qui ne veulent plus aller à l’école, qui ont peur ». Eric Debarbieux appelle toutefois les parents à « éviter l’hyper-inquiétude ».

Note(s) :
  • (1) L'enquête a été menée par Yougov auprès de 1104 parents d’enfants ou d’adolescents et 506 enfants ou adolescents de 10 à 17 ans, issus de l’échantillon de parents interrogés
Source(s) :
  • europe1.fr, journaldesfemmes.com, http://france3-regions.francetvinfo.fr

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