Le mouvement « Sciences en Marche », qui converge à pied ou à vélo sur Paris pour défendre la recherche, est parti vendredi de Toulouse, une des villes phares de la manifestation, a-t-on appris auprès d’un organisateur.

« Une cinquantaine » de chercheurs, selon Olivier Berné, astrophysicien et membre du Comité de Toulouse, ont rallié Montauban, ville-préfecture du Tarn-et-Garonne, à près de quatre heures de distance au départ de la Ville rose.

Montauban est une étape du trajet entamé le 26 septembre par les chercheurs de Midi-Pyrénées au départ du Pic du Midi (Hautes-Pyrénées).

D’autres groupes ont pris la route ou s’apprêtent à le faire au départ de Montpellier, Marseille, Nantes, Strasbourg, entre autres, en direction de Paris pour l’atteindre le 17 octobre, à l’occasion de la fête de la science qui a commencé le 27 septembre pour s’achever le 18 octobre.

Les participants n’effectuent qu’une partie du parcours à pied, à vélo ou encore en kayak. Mais quelques chercheurs ou enseignants-chercheurs veulent effectuer leur trajet dans son intégralité.

Toulouse est la première ville de province en terme de participation au mouvement, après Montpellier, avec « près de 300 inscrits », selon M. Berné. Jeudi, « entre 200 et 300 » chercheurs y ont manifesté pour accueillir les participants venus du Pic du Midi, a-t-il précisé.

Sur l’ensemble de la France, le mouvement rassemble « près de 4.000 » chercheurs et enseignants-chercheurs.

« Sciences en marche » a pour objectif de faire « cesser l’hémorragie et même de recruter des chercheurs et enseignants-chercheurs », de réformer le système d’attribution des crédits aux labos, afin de stopper « la mise en compétition » entre eux et « de faire reconnaître les doctorants », qui souffrent d’un manque de confiance au sein de la haute fonction publique ou des entreprises privées, explique M. Berné.