Inondations dans l’Hérault : entre 500 et 600 M EUR de coûts pour les assureurs (Allianz France)

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Le patron de l’assureur Allianz France, Jacques Richier, a estimé vendredi que les coûts des inondations dans l’Hérault étaient compris entre 500 et 600 millions d’euros pour l’ensemble des assureurs.

Pour le seul assureur Allianz France, le PDG a estimé au micro de la radio BFM Business qu' »il y aura un coût aujourd’hui qu’on pourrait évaluer, dans notre cas, à entre 40 et 60 millions » d’euros.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé mardi que le décret sur l’état de catastrophe naturelle, qui permet le déclenchement d’une procédure d’indemnisation, serait pris dès le 8 octobre pour une soixantaine de communes.

Il a estimé que « les intempéries étaient d’une importance historique » et qu’elles « avaient mobilisé 1.500 pompiers, gendarmes et militaires de la sécurité civile ».

Les pluies diluviennes qui ont frappé l’Hérault en début de semaine ont entraîné des inondations qui ont contraint quelque 4.000 personnes à passer la nuit loin de chez elles, dont environ 2.000 dans des gares, ou dans la salle Zénith de Montpellier, ou encore dans des établissements scolaires. Les services de secours ont reçu quelque 100.000 appels, selon le ministère de l’Intérieur.

M. Cazeneuve a estimé qu’il fallait qu’à travers le dispositif de catastrophe naturelle et « celui de calamités agricoles qui dépend du ministère de l’Agriculture, on puisse prendre rapidement les mesures de soutien pour faire en sorte que la vie normale et économique puisse reprendre ».

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’est dit favorable à un « dégrèvement de taxes sur le foncier non bâti pour les parcelles touchées » et auprès de la mutualité agricole (MSA) « un échelonnement de leurs charges », en réponse notamment à 200 agriculteurs et viticulteurs de l’Hérault ayant subi d’importants dégâts qui en avaient appelé à la solidarité nationale pour réclamer des aménagements de charges.

M. Le Foll en a également appelé aux banques pour qu’elles « prennent en compte cette situation exceptionnelle et proposent aux viticulteurs sinistrés les solutions leur permettant de passer ce cap difficile ».

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