© Prod. Numérik – Fotolia

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Une cinquantaine de « parents en colère » étaient réunis samedi 27 septembre sur la Grand-Place pour manifester contre les nouveaux rythmes scolaires. Le principal problème : la dérogation obtenue par la municipalité pour fixer la cinquième matinée d’école hebdomadaire au samedi au lieu du mercredi.

« Je ne les mettrai pas à l’école »

La maire de Lille, Martine Aubry, avait expliqué que la plupart des spécialistes du rythme de l’enfant préconisent une coupure en milieu de semaine plutôt qu’un long week-end. Mais les parents ne semblent pas être convaincus : « je trouve ça ridicule, déplore un parent d’élève. Le fait qu’ils travaillent le samedi va plus les fatiguer qu’autre chose ». « J’aurais préféré le mercredi matin, affirme une mère de famille. Je ne travaille pas le samedi, j’aurais pu plus m’occuper d’eux […] En revanche, si j’ai quelque chose de prévu tout un samedi ou tout le week-end, je ne les mettrai pas à l’école« .

Pour l’organisatrice du rassemblement, « cela s’est fait sans prendre en considération l’avis des parents qui, en grande majorité, préféraient le mercredi matin. Il faudrait déplacer les NAP (activités périscolaires) au samedi matin. Cela nous permettrait d’avoir le choix, si on veut mettre ou pas nos enfants à l’école ce jour-là. Et les parents ne seraient plus pris en otages« .

Malgré la colère de certains parents, la mairie de Lille semble être satisfaite. Elle estime que seule « une part infime des parents » s’oppose à la réforme des rythmes scolaires adoptée. « Les élus font tous les samedis le tour des écoles, rencontrent les parents, et ça se passe bien partout. Le climat est calme et propice au travail, nous sommes pleinement satisfaits des conditions dans lesquelles cela se passe ».