L’enseigne « Un jour Ailleurs » envisage de supprimer 170 emplois sur 600 (syndicat)

logo AFP

L’enseigne de prêt-à-porter « Un jour Ailleurs », qui compte 124 succursales en France et près de 600 salariés, envisage de supprimer 170 emplois, a-t-on appris mardi de source syndicale.

« L’entreprise nous a imposé une baisse de notre temps de travail de 4 heures par semaine et les salariés qui ont refusé cette baisse importante de salaire, jusqu’à 400 euros, sont sur la liste du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la direction », a assuré à l’AFP Brigitte Cojan, du Seci-Unsa, syndicat majoritaire de l’enseigne.

Contactée par l’AFP, la direction de l’enseigne, qui s’adresse plutôt aux femmes de plus de 50 ans, n’avait pas réagi dans l’immédiat.

« Ces salariés, pointés par la direction, sont pour la plupart des femmes âgées de plus de 50 ans. C’est inacceptable », a ajouté la syndicaliste, qui estime que « ce sont encore les salariés qui paient la mauvaise gestion de l’entreprise, contrôlée depuis 2010 par le fonds d’investissement Fuja ».

Dans un communiqué, le Seci-Unsa dénonce « la politique commerciale hasardeuse des nouveaux dirigeants arrivés fin 2010 », dont le résultat est « l’accroissement des arrêts maladie, des ruptures conventionnelles et des licenciements ».

« Au total, environ 200 salariés sont sortis de l’entreprise par ces biais entre 2011 et 2013 », selon Mme Cojan, qui assure que « Un jour Ailleurs » a touché « 500.000 euros au titre du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en 2014 ».

Début février 2013, la direction avait déjà présenté une première version de son projet de PSE, qui visait à l’époque à réduire le nombre de postes d’une centaine de postes, selon Mme Cojan.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.