Biodiversité : le nombre de populations animales divisé par deux en 40 ans

Les populations animales auraient diminué de moitié en 40 ans, selon le rapport LPI 2014 de la Société zoologique de Londres.

tortues de mer

Les tortues et les requins font partie des espèces marines les plus menacées. (© Dudarev Mikhail – Fotolia.com)

D’après le dernier rapport Living Planet Index de la Société zoologique de Londres, qui mesure l’état de la biodiversité mondiale, le nombre de populations animales (ensemble d’individus d’une même espèce vivant dans une même zone géographique) aurait diminué de moitié entre 1970 et 2010.

Le rapport précédent, publié en 2012, faisait état d’une diminution de 28%, mais la Société zoologique de Londres a revu ses chiffres à la hausse cette année (52%), en utilisant une méthodologie jugée plus précise.

Les espèces d’eau douce sont les plus menacées

La diversité des espèces terrestres aurait ainsi connu une baisse de 39%. La destruction des habitats naturels par l’homme, en particulier pour l’agriculture, le développement urbain et la production d’énergie, en constitue la principale raison, aggravée par la chasse. Les espèces marines connaissent le même sort (-39%), en premier lieu parmi les populations de requins, de tortues de mer, et de grands oiseaux migrateurs tels que les albatros.

Les animaux vivant en eau douce connaîtraient le plus fort déclin (-76%). Le développement des réseaux d’irrigation, ainsi que les variations de niveau d’eau notamment provoqués par les barrages hydroélectriques, ont durablement impacté ce milieu naturel.

Koweit et Qatar, pays les plus gaspilleurs

Certains peuples ont un plus grand impact sur l’environnement que d’autres. Le Koweit, le Qatar et les Emirats arabes unis sont les pays les plus consommateurs et gaspilleurs de ressources naturelles. « Si tous les habitants de la planète avaient une empreinte écologique égale à celle de la moyenne des habitants du Qatar, nous aurions besoin de 4,8 planètes », indique le rapport.

De manière globale, les humains consomment chaque année 50% de plus que les ressources naturelles disponibles. « Compte tenu du rythme et de l’ampleur du changement, nous ne pouvons désormais plus exclure la possibilité d’atteindre un point de basculement qui pourrait de manière brutale et irréversible modifier les conditions de vie sur Terre. »

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.