Manuel Valls a lancé lundi, comme l’avait promis François Hollande en janvier, un nouvel appel d’offres pour mettre en place davantage de « super-universités » françaises (« initiatives d’excellence » ou Idex), qui vient s’ajouter à une première phase menée en 2011.

Cet appel d’offres sera doté de 3,1 milliards d’euros, puisés dans les fonds des investissements d’avenir (ex-grand emprunt), permettant de porter à plus de 10 milliards d’euros l’enveloppe consacrée à ces projets, a confirmé le Premier ministre, aux côtés de de la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, et de la secrétaire d’Etat à la Recherche, Geneviève Fioraso.

« C’est un effort très conséquent au regard bien sûr des décisions budgétaires que nous prenons », a plaidé M. Valls dans un discours prononcé dans le cadre d’une visite consacrée à l’enseignement supérieur à Besançon, défendant une France « fabrique de grands scientifiques ».

« Je sais que le milieu universitaire et de la recherche est un secteur qui doute, c’est même parfois sa fonction. C’est pourtant un secteur qui met toute son énergie au service de l’avenir de notre pays. Moi je veux dire que je suis fier de notre université, de nos laboratoires de recherche, de nos enseignants, de nos chercheurs, de nos personnels », a dit M. Valls, louant un « pilier du modèle républicain ».

L’initiative des Idex avait été prise sous le gouvernement Fillon pour remédier aux mauvais rangs des universités françaises dans des classements internationaux.

Sélectionné par un jury international, les nouveaux Idex seront similaires aux huit lauréats de la première vague de 2011 (d’environ 7 milliards d’euros): Strasbourg, Marseille, Bordeaux, Toulouse ainsi que quatre autres en région parisienne (Sorbonne Universités, Sorbonne Paris Cités, Saclay et Paris Sciences Lettres).

L’appel à projets doit être attribué en janvier 2016 aux universités et centres de recherche lauréats.

En janvier à Strasbourg, François Hollande avait promis deux milliards pour de nouveaux Idex. Par ailleurs, comme annoncé par le président, un milliard d’euros est consacré aux « I-Sites », des sites universitaires de taille régionale avec une spécialité forte.