Lancement officiel d’Erasmus+ en France

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Quatre ministres et la Commissaire européenne chargée de l’éducation ont donné lundi à Paris le coup d’envoi du programme de mobilité pour les jeunes Erasmus+, qui concerne, outre les étudiants, les apprentis, stagiaires, enseignants ou professionnels en formation.

Erasmus+ réunit notamment les anciens programme Erasmus (étudiants), Comenius (collégiens et lycéens), Leonardo da Vinci (apprentis), et Grundtvig (adultes en formation). Il est doté d’un budget de 14,7 milliards d’euros pour 2014-2020, en hausse de 40% par rapport aux dispositifs antérieurs.

« Sans l’engagement de la France, et notamment du Président François Hollande dans la négociation budgétaire » et de la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso « aux moments cruciaux de la négociation (…) Erasmus+ n’aurait pas le même visage », a déclaré la commissaire européenne chargée de l’éducation et de la jeunesse, Androulla Vassiliou, lors d’une conférence à la Cité universitaire de Paris.

Erasmus a déjà « ouvert l’esprit et changé la vie de plus de trois millions de personnes », a-t-elle souligné, exhortant les jeunes à saisir cette opportunité.

Plus de 500.000 Français devraient bénéficier d’ici à 2020 de ce programme, destiné au total à quatre millions de personnes.

« Je ne peux qu’encourager les gens à partir parce que vous ne reviendrez pas la même personne », a abondé Clémence, originaire du Nord-Pas-de-Calais, partie en Macédoine.

Pour Cédric Villani, lauréat de la médaille Fields (équivalent du prix Nobel pour les mathématiques) l’Europe constitue « un incomparable terrain de jeux pour se former ».

Une expérience internationale « améliore de 60% les chances d’être embauché » à CV égal, a souligné Geneviève Fioraso.

L’Europe est confrontée à un chômage de masse, a souligné le ministre de l’Emploi François Rebsamen. « Nous ne sortirons de cette impasse économique et financière (…) que si nous investissons massivement dans l’épanouissement, les capacités et l’employabilité de nos jeunes. »

Erasmus est « le plus bel outil de la citoyenneté européenne », a souligné la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. « On pense beaucoup quand on parle d’Erasmus aux étudiants et on oublie que derrière il y a des échanges scolaires », des enseignants, « qui enrichissent leurs propres pratiques pédagogiques », a-t-elle relevé.

Faire que les jeunes des quartiers populaires accèdent à Erasmus+ sera un enjeu de la nouvelle politique de la ville, a déclaré le ministre de la Ville et de la jeunesse Patrick Kanner, proposant qu’il y ait un référent institutionnel dans chacun des 1.300 quartiers les plus en difficulté.

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