Gironde: un agresseur sexuel présumé visant des étudiantes asiatiques incarcéré

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Un homme de 37 ans a été mis en examen et écroué ce week-end pour une série d’agressions sexuelles commises depuis fin 2012 sur le campus universitaire de Pessac, en banlieue de Bordeaux, visant des étudiantes d’origine asiatique, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

L’homme, marié et père d’un enfant, a été interpellé jeudi à Pessac, et a depuis été formellement reconnu par sept des victimes qui avaient porté plainte. Après avoir initialement nié lors de sa garde à vue, il a fini par reconnaître les faits face au juge d’instruction, évoquant des « pulsions », a-t-on précisé au parquet de Bordeaux.

Le suspect, déjà condamné par le passé notamment pour proxénétisme sur mineurs en région parisienne, a été mis en examen samedi pour agressions sexuelles, tentatives d’agression sexuelle, exhibitions sexuelles et violences avec préméditation, et placé en détention provisoire, a-t-on indiqué de même source.

Les agressions présumées, après lesquelles le suspect prenait toujours la fuite, ont été perpétrées en divers lieux du vaste campus en périphérie de Bordeaux, en particulier aux abords de deux cités universitaires, et parfois jusque dans la chambre de victimes.

A ce stade, la police de la Sûreté urbaine de Pessac, chargée de l’enquête, a recueilli les plaintes de 23 étudiantes, toutes d’origine asiatique, a souligné le parquet, précisant une information initiale du quotidien Sud Ouest.

Les premiers faits remonteraient à décembre 2012, mais l’enquête a démarré en août 2013 après une première plainte, et a utilisé notamment portraits-robots et analyses ADN; mais elle s’est surtout appuyée sur une photo de piètre qualité, prise par un témoin et patiemment exploitée par les enquêteurs, a-t-on précisé de sources proches de l’enquête.

Remonter ce fil ténu a finalement permis l’identification du suspect et sa convocation aboutissant au placement en garde-à-vue. Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte, d’autres victimes présumées devraient être sollicitées aux fins d’identification éventuelle, a-t-on précisé de même source.

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