La direction d’Air France a démenti samedi toute proposition ou concession de la part des pilotes en grève, qualifiant les positions du syndicat majoritaire, le SNPL, de « sinueuses et contradictoires » au 13e jour de grève.

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a affirmé dans la matinée avoir fait des « concessions » et proposé un plan de « sortie de crise » auquel le PDG du groupe Alexandre de Juniac n’aurait pas donné suite, alors que les négociations ont été suspendues sine die dans la nuit de vendredi à samedi.

« Les prises de position sinueuses et contradictoires du SNPL sont difficiles à suivre: il n’y a ni proposition ferme ni protocole d’accord sur la table » a assuré ce porte-parole à l’AFP.

Selon lui, « la proposition à laquelle (le SNPL) fait allusion est celle de réflexions exploratoires » présentées par les pilotes en début de semaine « qui, une fois expertisés par les différentes équipes, ont été jugés non viables économiquement ».

« Elles ont été évoquées jeudi soir par le conseil d’administration et rejetées par l’ensemble de la direction d’Air France et d’Air France-KLM » a-t-il déclaré.

« La mise en cause de M. de Juniac est absolument fausse et pour le moins curieuse » a-t-il insisté, jugeant l’attitude du SNPL « d’autant plus regrettable qu’il est très urgent de sortir du conflit ».

« Nous avons sur la table un plan de sortie de crise présenté hier (vendredi), équilibré, qui apporte des garanties aux pilotes et répond en grande partie aux inquiétudes exprimées », a poursuivi ce porte-parole en affirmant que « la porte de la salle des négociations reste ouverte jour et nuit ».

« Les négociations peuvent reprendre dans la seconde » si les syndicats y sont prêts, a-t-il répété.

La grève se poursuivait samedi après le refus du gouvernement et de la direction du groupe de nommer un médiateur indépendant comme le demandait le SNPL, vendredi soir, ce qui a provoqué une suspension des discussions sans nouveau rendez-vous.