Deux biologistes Françaises ont décroché les deux premières places du concours d’éloquence scientifique, « Ma thèse en 180 secondes », lors de la première finale internationale francophone organisée jeudi soir à Montréal (Québec), a annoncé vendredi le CNRS.

Le concours « Ma thèse en 180 secondes » permet à des doctorants et jeunes chercheurs de présenter en 3 minutes seulement leur sujet de recherche -à l’intitulé le plus souvent des plus obscurs-, en français et en termes simples, à un auditoire profane.

La finale réunissait douze étudiants belges, français, marocains et québécois, sélectionnés au cours de finales nationales organisées au printemps dernier. En France, le concours était organisé par le CNRS et la Conférence des présidents d’universités (CPU).

La gagnante de la finale internationale, Noémie Mermet, 24 ans, est doctorante à l’Université d’Auvergne, dans le laboratoire Neuro-Dol (Pharmacologie fondamentale et clinique de la douleur).

La deuxième place a été décrochée par une autre Française, Marie-Charlotte Morin, 26 ans, doctorante à l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (Université de Strasbourg/CNRS).

Avec une thèse portant sur la reprogrammation cellulaire, elle a aussi obtenu le prix du public, comme lors de la finale française. « Je n’ai aucun mérite, mon sujet se prête à la blague », avait-elle alors expliqué. C’est l’histoire d’une cellule rectale d’un petit ver, le C. elegans, capable de devenir un neurone.

Le troisième prix de la finale internationale a été attribué à Renaud Manuguerra-Gagné, doctorant à l’Université de Montréal, qui travaille sur la médecine régénérative.

La finale était organisée par l’Association francophone pour le savoir (Actas).