La région Ile-de-France devient officiellement jeudi gestionnaire de 540 millions d’euros de fonds européens, sur une enveloppe globale de 900 millions, en hausse de 25%, s’est réjoui Roberto Romero, vice-président régional aux affaires internationales et à l’Europe.

Le Conseil régional devait adopter jeudi en plénière le transfert de gestion d’une large part (60%) des fonds structurels européens et d’investissement, en vertu de la loi de modernisation de l’action publique de janvier 2014.

Sur la période 2014-2020, « l’Ile-de-France va recevoir 900 millions, c’est-à-dire une progression de 25% », a souligné M. Romero (PS). « L »Etat en gère 360 millions, la Région 540, destinés à réduire les inégalités territoriales », a-t-il précisé.

« Ces fonds sont souvent illisibles pour les collectivités, associations ou communautés de communes qui pourraient y prétendre. Pour les aider à monter leur dossier, nous allons créer une +brigade d’intervention+ », a annoncé M. Romero.

Le vice-président a assuré à l’AFP que 2014 ne serait « pas une année blanche pour le montage de projets ». Il a sillonné la région « depuis deux ans pour préparer les élus à ce transfert » et identifier les projets qui pourraient prétendre aux fonds européens (social-FSE, développement-FEDER, agriculture, environnement -FEDEAR). Un site internet est dédié à ces fonds (http://www.europe.iledefrance.fr).

Pour l’instant, « la région a identifié une douzaine de projets sur des programmes urbains qui dépassent en global 100 M EUR (sur les 7 ans de la programmation, ndlr) et qui combinent les thématiques économiques, énergétiques et sociales », a relevé M. Romero.

Autre motif de satisfaction, la région a obtenu en plus 30 M EUR pour les territoires prioritaires d’éducation qui viendront soutenir la lutte contre le décrochage scolaire, « grande cause régionale ».

L’opposition UMP s’est vivement inquiétée du l’absence de transfert à la région des fonctionnaires de la préfecture qui géraient les dossiers, parlant même de « bombe à retardement » dans le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), où les financements n’étaient pas arrivés en septembre.

M. Romero s’est inscrit en faux, assurant que « la dizaine d’agents spécialistes à la région — une équipe qui s’étoffera — » pouvaient assurer le suivi des dossiers et qu’une « direction des fonds européens » avait été créée.

Pour l’ESS, « on va faire en sorte qu’ils aient des fonds par avance de financement via des organismes intermédiaires, car il y a vrai problème de délai de paiement de l’Europe ».

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