Des conditions de rentrée « pas très bonnes » dans les facs (Snesup)

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Le Snesup-FSU, premier syndicat de l’enseignement supérieur, a déploré jeudi « des conditions de rentrée pas très bonnes » dans des universités qui se débrouillent avec « des bouts de ficelle » faute de budget suffisant, « au détriment des élèves et des personnels ».

Le budget des universités « ne couvre absolument pas les besoins », d’autant qu’il y a une hausse du nombre d’étudiants, a déclaré à l’AFP Marc Neveu, co-secrétaire général du syndicat.

Les présidents d’université « réduisent la voilure des formations en nombre d’heures ou dans l’accompagnement des étudiants », a-t-il déploré, évoquant des groupes de travaux dirigés (TD) surchargés, avec plus de 40 ou 50 élèves. En manque de salles de cours, « des établissements essayent de certifier des laboratoires pour essayer d’accueillir les étudiants. On pousse les murs ».

Si le gouvernement annonce des créations de postes dans le supérieur, « ces postes sont la plupart du temps gelés », d’autant que les universités pâtissent de la hausse mécanique de la masse salariale, non compensée depuis la loi LRU sur l’autonomie des universités, a-t-il relevé.

Par ailleurs, « l’emploi scientifique pérenne est gravement menacé, il y a une explosion de la précarité », a-t-il indiqué, estimant que le crédit d’impôt recherche pourrait être mieux utilisé.

Les présidents d’université se sont inquiétés d' »un risque financier majeur » pesant sur les universités, dont certaines pourraient connaître une « situation très périlleuse », dans une motion publiée la semaine dernière, estimant qu’il leur manquera environ 200 millions d’euros pour cette année.

« A la rentrée, il est d’usage qu’on demande des moyens supplémentaires », leur a répondu mardi la secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, lors d’une conférence de presse.

« On va faire un effort » qui sera annoncé début octobre après les arbitrages par Matignon, a-t-elle ajouté, tandis que la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a évoqué le chiffre de 45 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche.

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