Après le primaire, il faut revoir les rythmes du secondaire

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Le président de la FCPE Paul Raoult a demandé jeudi, qu’après la réforme des rythmes scolaires dans le primaire, on s’occupe maintenant du secondaire, dénonçant des journées très longues et des pauses déjeuner trop courtes.

Maintenant que « la bataille des rythmes scolaires dans le primaire est gagnée », la FCPE a demandé que tous les élèves du secondaire aient une pause déjeuner d’au moins 1H30 dès la prochaine rentrée et que la durée quotidienne de cours ne dépasse pas six heures au collège et sept heures au lycée, lors de sa conférence de rentrée.

La première fédération de parents d’élèves « tient toujours » à la réforme du calendrier scolaire annuel, rappelant que l’ancien ministre Vincent Peillon s’était engagé à ouvrir des discussions en 2015 sur l’éventuelle réduction de deux semaines des vacances d’été.

M. Raoult a regretté le scénario qui se reproduit chaque année de lycéens non affectés dans un établissement à la rentrée scolaire. Il a cité des élèves de la voie professionnelle, des élèves de terminale qui ont raté leur bac et n’ont pas été repris par leur établissement d’origine et des élèves arrivant de l’étranger. « Ils étaient 11.000 en début d’année, il semble qu’à quatre semaines de la rentrée on soit à 6.000 », a-t-il indiqué.

Il a en outre critiqué l’initiative de la nouvelle ministre Najat Vallaud-Belkacem d’organiser une fois par mois un « café des parents » choisis par des directeurs d’école, une démarche qu’il trouve « démagogique ».

« Si Mme la ministre veut rencontrer des parents de terrain, nous en avons beaucoup », a-t-il ironisé. « Le pacte républicain, c’est la concertation avec les corps constitués dont les fédérations de parents », a-t-il ajouté.

Il a estimé par ailleurs que la Fapec, organisation récemment créée par Farida Bhelgoul, initiatrice des journées de retrait de l’école, ne pourra pas présenter de liste aux élections de parents d’élèves qui se dérouleront les 10 et 11 octobre. Une association de parents d’élèves est définie par un décret comme réunissant exclusivement des parents d’élèves qui défendent les intérêts des élèves et des parents, or il s’agit « d’une association où on peut être parent, mais aussi oncle, tante, soeur… » a-t-il fait valoir. « S’ils se présentent, on demandera au tribunal administratif d’annuler ces listes », a-t-il dit.

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