Au collège Gabriel Seailles de Vic-Fezensac (Gers), les notes ont progressivement disparu depuis la rentrée 2010. Elles ont été remplacées par une évaluation sur compétences, dont l’acquisition est validée ou non par des points verts ou rouges. Une évolution de l’évaluation qui a nécessité des changements d’habitudes dans les équipes enseignantes, mais aussi enrichi leurs pratiques.

« Cette évaluation est jugée pertinente [par les professeurs] même si elle génère un travail important et également une autre façon de penser le cours à construire », peut-on lire sur le site de l’établissement. « Les analyses des manques des élèves sont plus «évidentes». L’évaluation se fait au-delà de sa discipline (…), l’ensemble des enseignants valide –au-delà de leur matière- les compétences sociales et civiques et évaluent l’autonomie des élèves ».

Parmi les effets positifs observés, « un goût de l’effort accru chez les élèves; une baisse du stress, de l’angoisse, de la compétition; plus d’autonomie de la part des élèves; des échanges plus sereins entre les parents, les enfants et les professeurs » sur le travail scolaire. Le succès de l’expérimentation l’a même rendue « contagieuse », deux autres collèges du département ayant décidé de s’en inspirer.

La ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, a promis à la rentrée de suivre de près le chantier de l’évaluation. Une commission nationale sur l’évaluation des élèves, constituée à parts égales de membres de la communauté éducative et de membres de la société civile, devra rendre ses conclusions à la ministre courant décembre, après une série de réunions et de débats publics. Les candidatures pour faire partie du jury sont ouvertes jusqu’à ce samedi 27 septembre.