Le gouvernement « fera un effort » budgétaire pour venir en aide aux universités, qui s’inquiètent de nouvelles difficultés financières, ont annoncé mercredi la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem et la secrétaire d’Etat Geneviève Fioraso lors d’un point presse.

« Un risque financier majeur » pèse sur les universités, dont certaines pourraient connaître une « situation très périlleuse », se sont inquiétés des présidents d’université dans une motion publiée la semaine dernière.

Il leur manquera environ 200 millions d’euros pour cette année, ont-ils précisé, redoutant un « réel décrochage » du système français par rapport « à ses homologues européens et internationaux ».

« A la rentrée, il est d’usage qu’on demande des moyens supplémentaires », leur a répondu la secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, lors d’une conférence de presse.

« On va faire un effort » qui sera annoncé début octobre, a-t-elle ajouté, dans l’attente de la publication des lettres de cadrage .

L’an passé, huit universités avaient connu des difficultés financières (contre seize fin 2012), dont le cas emblématique de l’université Versailles-Saint-Quentin (Yvelines) qui, plongée dans une crise financière, avait dû être placée sous tutelle.

Celle-ci « aura une trésorerie positive à la fin de l’année », a annoncé Mme Fioraso, rappelant que le ministère a accordé deux prêts successifs à cette université.

La loi LRU (autonomie) n’avait pas prévu d' »accompagnement » des universités, le financement de la masse salariale vieillissante, ou du non-paiement des frais d’inscription pour les étudiants boursiers, a dénoncé la secrétaire d’Etat.