Quelque 500 personnes se sont rassemblées mercredi à Marseille à l’appel de FO pour réclamer la suspension du décret sur les nouveaux rythmes scolaires, dont la mise en oeuvre différée suscite des crispations dans la ville depuis la rentrée.

« Aujourd’hui, les rythmes scolaires ne peuvent plus être appliqués, ce n’est même plus un débat politique », a déclaré à l’AFP Patrick Rué secrétaire du syndicat majoritaire FO pour les agents territoriaux de Marseille et de la communauté d’agglomération Marseille Provence Métropole, dont le syndicat appelle à la suspension de la réforme jusqu’à début 2015.

« On n’est pas là pour dire si c’est la faute du maire ou du ministre, on a toujours été contre ce projet », a ajouté M. Rué, dont le syndicat avait remis lors d’une cérémonie d’échange de voeux une carte de « membre d’honneur » à Jean-Claude Gaudin.

« Le système de garderie mis en place par la mairie est inefficace et désorganise le personnel », a poursuivi M. Rué. « Il faut l’honnêteté de donner un vrai calendrier aux parents », a-t-il conclu. FO appelle à la suspension de la réforme jusqu’à début 2015.

Plusieurs manifestations –auxquelles FO n’avait pas pris part– ont déjà eu lieu pour protester contre la mise en place différée des activités périscolaires le vendredi après-midi dans les écoles maternelles et élémentaires, dont les enfants sortent donc à 11H30 à la veille du week-end. La mairie tente de mettre en place des systèmes de garderie en attendant celle des activités elles-mêmes.

La dernière, samedi, réunissant enseignants, animateurs, parents d’élèves et enfants, a notamment abouti à la perturbation d’une commémoration à laquelle devait prendre part le maire UMP Jean-Claude Gaudin.