Najat Vallaud-Belkacem (photo Antoine Taveneaux)

Najat Vallaud-Belkacem (photo Antoine Taveneaux)

Conditions de travail, décrochage scolaire, introduction de l’enseignement du code à l’école… Devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée, la ministre de l’Education Najat Vallaud Belkacem a tenté de répondre, ce 17 septembre, à toutes les interrogations des députés sur les thèmes qui font l’actualité du monde éducatif.

Conditions de travail des personnels

« On parle beaucoup de l’engagement sur les 60 000 postes, on parle un peu moins de ces fameux chantiers métiers […] que nous avons engagés depuis des mois maintenant, […] pour redéfinir les missions [des] personnels, et les revaloriser, y compris en termes indemnitaires », a déclaré la ministre. « Un certain nombre de personnels non enseignants vont être concernés par ces chantiers métiers toujours en cours » a-t-elle affirmé, les nouvelles mesures ayant d’ailleurs d’ores et déjà été prises en compte dans le budget triennal. Rappelant la création l’année dernière d’une indemnité pour revaloriser le salaire des enseignants du 1er degré (l’ISAE), Najat Vallaud Belkacem a exprimé son intention « de réduire l’écart que des enquêtes ont démontré à nouveau récemment entre le niveau de rémunération des personnels éducatifs du primaire et celui des personnels éducatifs du collège ou d’autres pays comparables ».

Rythmes scolaires

Pour la ministre, « il est faux de dire que les communes sont livrées à elles-mêmes face au financement du périscolaire ». Elle a rappelé que l’Etat soutenait les communes à hauteur de 50 euros par élève et par an (90 euros pour les zones en difficulté), ce qui n’était « quand même pas rien ». La ministre est toutefois restée évasive sur l’avenir de ce fonds d’amorçage, qui sera prolongé pour l’année 2015-2016, « et après nous verrons, nous y travaillons », a-t-elle indiqué.

Décrochage

« Nous avons un plan en préparation concernant la lutte contre le décrochage », a signalé la ministre, basé sur la surveillance de l’absentéisme (avec notamment une responsabilisation des parents) et l’amélioration du système d’orientation. Le décrochage fera d’ailleurs l’objet d’un décret « que nous sommes en train d’adopter », qui concerne « le droit à une nouvelle chance » et à un « retour à la formation » pour tous les jeunes de 16 à 25 ans, a-t-elle détaillé.

Code informatique

Une initiation à la programmation informatique sera introduite dès cette année dans le périscolaire. NVB a annoncé le lancement d’un appel à projets auprès de grandes fédérations d’éducation populaires. Toutefois, l’introduction du code informatique dans les programmes fera partie de la réflexion du CSP lors de la refonte des programmes, a-t-elle précisé.