Ce n’est pas une « menace » ni une « surveillance« , affirme la porte-parole de La manif pour tous en Loire-Atlantique, France de Lantivy. Pourtant, dans une lettre adressée cet été à plus d’un millier de chefs d’établissements scolaires publics et privés du département, « La Manif pour Tous de Loire-Atlantique » déclare qu’elle sera vigilante « sur le choix des enseignants en matière de manuels scolaires ou encore d’éducation sexuelle ».

« Pour les enseignants, la théorie du genre n’existe pas »

Le collectif craint que soit enseignée à l’école la « théorie du genre« , qui nierait les différences sexuelles entre filles et garçons. C’est pourquoi France de Lantivy souhaite « éveiller les équipes pédagogiques », leur demandant d’être vigilants « sur les ouvrages que vont manier nos enfants par votre biais, aux spectacles qui vont être donnés, aux films… tous les outils pédagogiques« .

Elle donne l’exemple du livre Tango a deux papas qui aurait été récemment lu dans une classe de moyenne section à Nantes, ce qu’elle juge « inacceptable ».

Thierry Chouquet, principal du collège Salvador-Allende de Rezé près de Nantes évoque le « mécontentement » de ses collègues face à « cette idée de surveillance en dehors de tout cadre légal« . Concernant la théorie du genre, « je serai bien incapable [de l’enseigner] », affirme-t-il, « et je pense que pour les enseignants de nos établissements, c’est quelque chose qui n’existe pas« .