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Enseignant © Estudi M6 - Fotolia.com

Lors de sa conférence de presse de rentrée dédiée aux questions éducatives hier, jeudi 4 septembre, la FSU a mis entre autres l’accent sur trois points. Tout d’abord, l’importance du second degré. « On évoque rarement le collège comme un lieu particulier dans le parcours des élèves. Il est soit vu comme le début du lycée soit comme la fin du primaire. Il faut travailler toutes les transitions » a ainsi déclaré Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat.

Si le dispositif des conseils école-collège est désormais généralisé en cette rentrée, il n’en demeure pas moins que le lien doit encore être renforcé.

Dans ce cadre, la consultation sur la refonte des programmes (qui démarrera le 21 septembre ) et celle sur la réforme de l’évaluation des élèves (recrutement du jury en cours) sont particulièrement importantes, juge le syndicat.

L’importance du lycée professionnel

Autre axe prioritaire : l’enseignement professionnel. Pour la FSU, il faut « donner aux lycées professionnels les moyens de développer une offre de formation de qualité sur l’ensemble du territoire ». Les jeunes doivent poursuivre leur scolarité jusqu’à 18 ans, et pouvoir bénéficier d’une formation initiale « qui comporte des enseignements généraux ambitieux, à même de leur permettre des poursuites d’études immédiates, d’éventuels changements de métier ultérieurs ». L’apprentissage ne doit donc intervenir qu’après, une fois la formation initiale accomplie, et le syndicat n’est pas favorable à l’existence de deux systèmes fonctionnant en parallèle (voir la fiche enseignement professionnel de Studyrama).

Revaloriser les salaires enseignants

Enfin, point capital, le syndicat a mis l’accent sur la faiblesse des salaires enseignants : « En France, le salaire moyen d’un enseignant est inférieur de 30 % à celui d’un cadre de la fonction publique et de 37 % à celui d’un cadre du secteur privé (Rapport annuel sur la fonction publique). Comparé aux salaires enseignants des autres pays de l’OCDE, le salaire statutaire moyen d’un enseignant est inférieur de 10% (collège) à 20 % (école) à la moyenne de l’OCDE. »
Une revalorisation est indispensable pour renforcer l’attractivité du métier, et contribuer à un sentiment de reconnaissance de la profession.