« Un enseignant a un salaire de 37% inférieur à celui d’un cadre du privé »

La FSU a tenu hier sa conférence de presse de rentrée sur l’éducation. Salaires, second degré, voie pro...quelles sont les urgences à gérer ?

Enseignant

Enseignant © Estudi M6 – Fotolia.com

Lors de sa conférence de presse de rentrée dédiée aux questions éducatives hier, jeudi 4 septembre, la FSU a mis entre autres l’accent sur trois points. Tout d’abord, l’importance du second degré. « On évoque rarement le collège comme un lieu particulier dans le parcours des élèves. Il est soit vu comme le début du lycée soit comme la fin du primaire. Il faut travailler toutes les transitions » a ainsi déclaré Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat.

Si le dispositif des conseils école-collège est désormais généralisé en cette rentrée, il n’en demeure pas moins que le lien doit encore être renforcé.

Dans ce cadre, la consultation sur la refonte des programmes (qui démarrera le 21 septembre ) et celle sur la réforme de l’évaluation des élèves (recrutement du jury en cours) sont particulièrement importantes, juge le syndicat.

L’importance du lycée professionnel

Autre axe prioritaire : l’enseignement professionnel. Pour la FSU, il faut « donner aux lycées professionnels les moyens de développer une offre de formation de qualité sur l’ensemble du territoire ». Les jeunes doivent poursuivre leur scolarité jusqu’à 18 ans, et pouvoir bénéficier d’une formation initiale « qui comporte des enseignements généraux ambitieux, à même de leur permettre des poursuites d’études immédiates, d’éventuels changements de métier ultérieurs ». L’apprentissage ne doit donc intervenir qu’après, une fois la formation initiale accomplie, et le syndicat n’est pas favorable à l’existence de deux systèmes fonctionnant en parallèle (voir la fiche enseignement professionnel de Studyrama).

Revaloriser les salaires enseignants

Enfin, point capital, le syndicat a mis l’accent sur la faiblesse des salaires enseignants : « En France, le salaire moyen d’un enseignant est inférieur de 30 % à celui d’un cadre de la fonction publique et de 37 % à celui d’un cadre du secteur privé (Rapport annuel sur la fonction publique). Comparé aux salaires enseignants des autres pays de l’OCDE, le salaire statutaire moyen d’un enseignant est inférieur de 10% (collège) à 20 % (école) à la moyenne de l’OCDE. »
Une revalorisation est indispensable pour renforcer l’attractivité du métier, et contribuer à un sentiment de reconnaissance de la profession.

2 commentaires sur "« Un enseignant a un salaire de 37% inférieur à celui d’un cadre du privé »"

  1. bilboquet  9 septembre 2014 à 12 h 30 min

    Le salaire de quels cadres du secteur privé ??? Les enseignants ne sont pas des managers, il faut donc supprimer de l’échantillon des cadres du secteur privé qui sont managers qui ont des paies bien plus élevées que le reste des cadres du secteur privés, afin de comparer ce qui est comparable.

    Quant je vois les sommes de 2500 euros net par mois environ c’est une très belle paie de cadre non manager du secteur privé.Signaler un abus

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    • natacha  2 novembre 2014 à 19 h 06 min

      Je suis professeur des écoles depuis 6 ans et je gagne 1800 euros echelon 5. Tous les 2ans 1/2 je change d’échelon. Je gagne environ 50 euros de plus à chaque fois. Je suis donc loin des 2500 euros et je ne suis pas prête d’y arriver. .. ah oui, j’ai 400 euros de prime par an brut. Merci de verifier vos sources.Signaler un abus

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