TZR : Galères et tracas

Le Monde dénonce dans un article la situation des professeurs titulaires TZR, qualifiée par le SE-Unsa, de "situation peu confortable".

TZR

TZR © Denis Aglichev – Fotolia.com

« Le problème est qu’on ne devient pas TZR par choix » indique Le Monde dans un article intitulé « Des professeurs sans élèves, la rentrée absurde des ‘titulaires sur zone de remplacement’« . Non, il n’est pas possible pour un enseignant titulaire du second degré de refuser ce type d’affectation qui le conduira à effectuer des remplacements de diverses durées, sur plusieurs établissements au sein d’une même académie, dans une ZR donc, une zone de remplacement. Or souvent la ZR est vaste, et il faut parfois parcourir des kilomètres pour enseigner d’un établissement à l’autre !

On peut lire ainsi sur le site du SE-Unsa qu' »Etre TZR n’est jamais une situation confortable« . Le syndicat propose par ailleurs une page de conseils intitulée « Les tracas du TZR. »

Un ardu quotidien

Le quotidien du TZR ? « Dans un délai de 48 heures, ils doivent être capables de suppléer des collègues au pied levé, pour des niveaux allant du collège au lycée professionnel, parfois jusqu’à 60 kilomètres de leur établissement de rattachement (RAD) » lit-on sur le site du Monde, qui leur donne la parole. L’on découvre ainsi des enseignants de toutes disciplines. Leur profil ? Majoritaitement des jeunes enseignants, certifiés ou agrégés, mais pas que, comme en témoigne Bénédicte, 55 ans, enseignante depuis vingt-cinq ans, TZR l’année dernière.

Les TZR, qui d’après le SNES cité par le Monde seraient au nombre de 21 000, peuvent aussi se retrouver sans classe, et dans ce cas-là doivent tout de même assurer leurs horaires de service. Les tâches confiées par le directeur du RAD, l’établissement de rattachement, peuvent être variées…

Bref être TZR, c’est plutôt la galère. La solution ? Pour Xavier Marand, secrétaire général adjoint du SNES, cité par Le Monde : devenir TZR volontaire. Mais dans ce cas, pas sûr que les candidatures se bousculent au portillon…

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