Une « grosse quinzaine » de maires, d’après Najat Vallaud-Belkacem, ont refusé d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, qui doit être généralisée à la rentrée 2014 dans tous les écoles primaires publiques de France.

Pour exprimer leur opposition, les élus n’ont pas hésité à bloquer l’accès aux écoles ce mercredi matin, par exemple en cadenassant les grilles ou en retirant les poignées de portes, afin que la demi-journée d’enseignement supplémentaire ne puisse pas avoir lieu.

Ces maires frondeurs contestent les changements d’organisation imposés par le retour à la semaine de quatre jours et demi, et dénoncent le coût élevé des activités périscolaires à mettre en place à la fin des journées de cours raccourcies.

La ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a qualifié ces comportements d' »antirépublicains » et d' »intolérables ». Dans certaines communes, les préfets de région ont sollicité la justice pour obtenir des référés et faire ouvrir les écoles par les forces de l’ordre.

Dans l’Essonne, où pas moins de douze communes avaient fermé leurs écoles mercredi, 150 personnes ont manifesté contre la réforme devant la préfecture. Leur chef de file, le maire de Yerres, Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé une réforme « pensée sans avoir été réfléchie et mise en place par idéologie ».

Najat Vallaud-Belkacem, pour qui cette réforme initiée par Vincent Peillon ne s’est décidée que dans « l’intérêt des enfants », a promis des « sanc­tions » pour les élus récalcitrants. Certains, comme le maire du village de Heiteren (Haut-Rhin), ont promis d’appliquer la réforme après l’action « ponctuelle » de mercredi dernier.