Activités périscolaires payantes : une inégalité entre communes

Les trois heures d'activités périscolaires hebdomadaires prévues dans les nouveaux rythmes à l'école ne sont pas toujours gratuites. Et les vraies questions demeurent..

Activités périscolaires

Activités périscolaires © Gennadiy Poznyakov – Fotolia.com

Le site du Nouvel Obs consacre un article aux activités périscolaires prévues par la réforme des rythmes scolaires, en maternelle et en élémentaire. Il s’avère qu’elles ne sont pas toujours gratuites et peuvent représenter un surcoût important, en particulier pour les familles les plus modestes.

Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, a d’ailleurs qualifié lors de la conférence de presse de rentrée du syndicat, cette réforme de « mal pen­sée, mal pré­pa­rée, mal finan­cée ». Il a également souligné le fait qu’elle n’a eu pour l’instant qu’un « impact néga­tif » sur les condi­tions de tra­vail des ensei­gnants et qu’elle « repose sur les capa­ci­tés inégales des com­munes à mettre en place des acti­vi­tés péri­sco­laires », ces dernières pouvant donc être payantes, lorsque la commune ne peut pas -ou ne veut pas- les financer.

« Un scandale »

L’article de l’Obs met en avant cette problématique de taille au travers d’un court entretien avec Paul Raoult, président de la FCPE. Pour lui, le fait que les activités périscolaires puissent être payantes est un « scandale« . Il dénonce aussi le fait que ce soit bien souvent un acte politique, comme à Lyon par exemple, où d’après lui, la mairie aurait tout à fait les moyens de financer ces activités, mais ne le fait pas pour prouver à quel point la réforme des rythmes scolaires est mauvaise.

On peut lire sur le site de Lyon capitale que la facture pour la mise en place des rythmes scolaires à Lyon s’élève tout de même, selon la mairie, à 16 millions d’euros.

Et les questions de fond ?

Il ne faut cependant pas généraliser : à Paris par exemple, une récente enquête montre que la mise en place de la réforme et des activités périscolaires est jugée satisfaisante, et que la fréquentation des ateliers -gratuits- concerne 85% des enfants, de tous les milieux sociaux. Les activités profitent donc bien au plus grand nombre.

Mais pour Sébastien Sihr, outre les inégalités entre communes qu’elle génère, le plus grave est qu’en fin de compte, cette réforme a totalement occulté les vraies questions auxquelles le gouvernement doit apporter une réponse :  « la for­ma­tion conti­nue, le taux d’encadrement des élèves, et le salaire des ensei­gnants ».

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