Rythmes scolaires

Rythmes scolaires © RVNW - Fotolia.com

La ville de Paris a appliqué dès 2013 la réforme des rythmes scolaires, avec une semaine de quatre jours et demi et des activités plus nombreuses après les cours. La municipalité emploie à cette fin 3.000 animateurs à temps complet, soutenus notamment par des ASEM, des partenaires associatifs, et 430 accompagnateurs vacataires chargés de sécuriser le transport des enfants.

Bonnes relations entre enseignants et animateurs

Selon la première étude officielle sur la mise en place de la réforme(1), menée par le cabinet ICC et l’INJEP, la qualité des relations entre animateurs et enseignants est jugée plutôt satisfaisante par trois quarts des directeurs de maternelle, contre un peu plus de la moitié en élémentaire. Le travail des ASEM sur le temps scolaire et périscolaire en maternelle a sans doute renforcé la solidarité entre enseignants et personnels d’animation.

Concernant l’utilisation des salles de classes pour les ateliers périscolaires, plus de la moitié des enseignants se montrent coopératifs. Ils rechignent par contre à prêter leur matériel (seuls 23% des enseignants le font, selon les responsables d’animation).

Si certains enseignants craignaient une atteinte à leur autorité en raison de l’utilisation de leurs salles de classe pour des activités récréatives, les enfants semblent faire la part des choses. « En classe, il faut travailler et se concentrer, en atelier on s’amuse, même s’il faut aussi parfois réfléchir », estime ainsi un élève interrogé.

85% de fréquentation pour les ateliers périscolaires

Les animateurs sont nombreux à regretter le manque d’espace disponible, surtout dans les écoles où seules certaines salles leur sont ouvertes et où ils doivent par exemple investir le réfectoire, ou dans des quartiers où les équipements sportifs extérieurs et lieux culturels sont rares.

La fréquentation des ateliers atteint plus de 85%, avec relativement peu de différences selon les arrondissements et l’origine sociale des élèves. Les activités bénéficient donc au plus grand nombre, et notamment les enfants issus de milieux défavorisés, comme le prévoyait la réforme.

Les effets de la nouvelle organisation des temps scolaires sur les enfants n’ont pas encore pu être évalués avec précision « en l’absence d’indicateurs quantitatifs renseignés sur plusieurs années pour établir des comparaisons ». Mais en l’état, les chercheurs n’ont pas observé de fatigue particulière des enfants, le taux d’absentéisme n’ayant pas nettement évolué depuis la mise en place de la réforme.