Après plus de 800.000 enseignants ce lundi 1er septembre, c’est au tour de 12 millions d’élèves d’effectuer leur rentrée scolaire aujourd’hui, dans un contexte particulier, après le départ inattendu du ministre de l’éducation Benoît Hamon il y a une semaine. Les syndicats d’enseignants craignaient une rentrée « chaotique », mais l’ex-ministre a assuré que la rentrée, préparée plusieurs mois en amont, se déroulerait normalement.

Cette rentrée voit notamment la réforme des rythmes scolaires généralisée à l’ensemble des écoles publiques de France (elle est facultative dans les établissements privés sous contrat). Selon un sondage CSA publié lundi, 60% des Français désapprouvent ce retour à la semaine de quatre jours et demi, tandis que plusieurs élus locaux ont menacé de ne pas l’appliquer.

Mais selon la nouvelle ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, « les choses devraient bien se passer » dans la plupart des communes. La ministre a promis hier à l’occasion de sa conférence de rentrée des « sanctions » pour les maires récalcitrants en cas de non respect de la loi. La DGESCO Florence Robine juge par ailleurs le phénomène très minoritaire, avec seulement « une vingtaine » de communes concernées par ce rejet de la réforme.

Globalement, la ministre salue des effectifs d’élèves par classe en baisse, qu’elle évalue à environ 25 élèves par classe dans le premier degré et 24 dans le second degré. Elle rappelle que 22.000 enseignants stagiaires « formés en alternance » dans le cadre des ESPE vont également faire leur rentrée cette année, et indique qu’à la fin de l’année 2014, « 40% » de l’objectif de 54.000 créations de postes dans l’éducation au cours du quinquennat Hollande auront été atteints.