Démission : Benoît Hamon, le grand absent de la rentrée scolaire

Benoît Hamon a confirmé lundi soir son départ du poste de ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à une semaine seulement de la rentrée scolaire...

Benoît Hamon, ex-ministre de l'Education natio­nale (jyc1/CC/Flickr)

Benoît Hamon, ex-ministre de l'Education natio­nale (jyc1/CC/Flickr)

Resté à peine 147 jours rue de Grenelle, le ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, a confirmé lundi 25 août sur France 2 son départ du gouvernement de Manuel Valls. Face à cette situation, la France se retrouve sans ministre de l’Éducation nationale à seulement sept jours de la rentrée, alors qu’une réforme des rythmes scolaires doit être généralisée à toutes les écoles publiques.

« Des conditions déplorables »

Interrogé sur le plateau de France 2 lundi soir, Benoît Hamon s’est voulu rassurant : « La rentrée a été bien préparée, elle aura lieu dans 10 jours (…) heureusement, elle ne se prépare pas une semaine à l’avance », a-t-il annoncé. Mais cette déclaration n’a pas convaincu. En effet, le départ du ministre de l’Education nationale suscite des inquiétudes et des questions chez les enseignants et les parents d’élèves, en particulier : comment va s’organiser cette rentrée ?

Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp, les conditions pour préparer cette rentrée sont déplorables. « Ce remaniement n’aide pas à ramener l’apaisement dont l’école a besoin », regrette-t-il. « Nous sommes inquiets, mais nous serons exigeants pour que la priorité à l’école primaire puisse se concrétiser. » Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa Éducation, estime également que la France « a besoin d’un ministre concentré sur la refondation de l’école, parce que c’est un enjeu majeur pour notre pays ».

Passage express :  à peine 5 mois au ministère

Après un record de brièveté ministérielle, difficile de dresser un bilan du travail de Benoît Hamon. Avec seulement 5 mois rue de Grenelle, il aura à peine eu le temps de se familiariser avec les problématiques très spécifiques de l’Education nationale, qui gère au total 12 millions d’élèves, 2,3 millions d’étudiants et 1 million de professeurs. Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, « le temps de Benoît Hamon a été tellement court qu’il n’a rien pu inscrire comme sujet, ni poursuivre un certain nombre de grands chantiers ».

Toutefois, depuis le 2 avril 2014, jour de sa nomination, Benoît Hamon a essentiellement déminé les dossiers explosifs laissés par son prédécesseur Vincent Peillon. A commencer par la réforme contestée des rythmes scolaires, l’ABCD de l’égalité sur la lutte contre les stéréotypes filles-garçons à l’école, la refonte des programmes, et la prérentrée des enseignants repoussée au 1er septembre.

Avec un bilan qui n’aura pas eu le temps de marquer les esprits, Benoît Hamon restera le seul ministre de l’Education nationale n’ayant effectué aucune rentrée scolaire.

Aujourd’hui, le Premier ministre devrait annoncer entre 15h et 20h les noms des nouveaux membres de son équipe, dont celui du ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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