Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale

Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale (jyc1/CC/Flickr)

Benoît Hamon est le deuxième ministre en deux jours, après Arnaud Montebourg, à critiquer la politique économique du gouvernement, se déclarant « pas loin des frondeurs » du PS.

 « On ne peut rien vendre aux Français »

Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, avait ainsi qualifié samedi la politique menée par François Hollande de « purement économique« . Le lendemain, M. Hamon, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a fait à son tour entendre ses critiques contre les choix budgétaires du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls. « La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l’offre qui a été faite depuis deux ans. On ne peut rien vendre aux Français s’ils n’ont pas des revenus suffisants », explique-t-il dans Le Parisien.

Après ces déclarations, la réaction de l’Elysée a été rapide : le gouvernement doit être remanié. Et c’est ce matin que la sanction est tombée. Manuel Valls a annoncé la démission de son gouvernement à François Hollande, qui a immédiatement chargé le Premier ministre de reformer une équipe « en cohérence avec les orientations qu’il a lui-même définies pour notre pays », précise la présidence de la République. Cette nouvelle composition sera dévoilée ce mardi 26 août.