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Pour devenir prof au Brésil, mieux vaut avoir une santé de fer. Dans l’Etat de Sao Paulo, au sud-est du pays, les futurs profs doivent en effet montrer de bons résultats d’analyses médicales avant d’obtenir le poste.

Mammographie et examen de la prostate

A leur dossier de candidature, à côté du traditionnel CV, les femmes doivent donc joindre leurs derniers résultats de frottis, une règle à laquelle peuvent se soustraire les femmes vierges, à condition de présenter un certificat de virginité délivré par le médecin. Il est également demandé aux candidats de plus de 40 ans de fournir une mammographie (pour les femmes) ou un examen de la prostate (pour les hommes).

L’objectif ? Selon le Secrétariat de l’administration publique de Sao Paulo, il s’agirait de s’assurer que les futurs profs ne présentent pas le risque de développer un cancer dans les prochaines années. « Les inspections de santé sont prévues pour assurer, au-delà de la compétence technique, la capacité physique et mentale des candidats à garder leur travail pour une moyenne de 25 ans », explique-t-il dans un communiqué.

Un recrutement critiqué

Mais cette méthode de recrutement particulière fait polémique. Pour le Secrétariat national de défense des droits des femmes, elle est contraire au principe d’égalité, de « dignité humaine », et viole le droit au respect de la vie privée.

Une situation qui ne pourrait heureusement pas se produire en France : selon les lois de lutte contre les discriminations du 16 novembre 2001 et du 27 mai 2008, il est illégal d’écarter une personne d’une procédure de recrutement en raison de son état de santé.