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En publiant au mois de juillet une note dénonçant l’inefficience de l’enseignement secondaire français, France Stratégie (ex-commissariat géné­ral à la stra­té­gie et à la pros­pec­tive) a attiré le courroux du ministre de l’Education nationale Benoît Hamon. Intitulée Pourquoi les dépenses publiques sont-elles plus élevées dans certains pays ?, cette note comparait les performances du système éducatif de la France avec celles d’autres pays européens.

Une analyse « lapidaire »

Dans un courrier adressé le 25 juillet à l’économiste Jean Pisany-Ferry, directeur de France Stratégie, Benoit Hamon dénonce une analyse « lapidaire », conduisant à des « raccourcis » alors que les sujets traités sont « éminemment complexes ». « Le document ‘Regards sur l’éducation 2013‘ produit par l’OCDE, dont votre étude sélectionne quelques indicateurs pour en faire une analyse d’une page, fait près de 450 pages », souligne ainsi le ministre, insistant sur la difficulté d’aboutir à un « jugement qualitatif » ou à des « préconisations tranchées » sur l’efficience du système éducatif  à partir de comparaisons internationales.

Pas de « préconisations opérationnelles et précises »

Benoît Hamon s’étonne d’ailleurs que ses services n’aient pas été sollicités avant la publication de la note de France Stratégie « pour apporter leur expertise » et « affiner l’analyse ».

« Je ne suis pas certain que la publication de telles notes […] qui semblent esquisser des pistes sans aller jusqu’à des préconisations opérationnelles et précises et sans mener de concertation avec les administrations ou les parties prenantes concernées soit véritablement source d’amélioration de l’efficience des politiques publiques », indique le ministre. Il invite plutôt Jean Pisany-Ferry à « formuler des propositions concrètes » dans le cadre du comité de pilotage de l’évaluation de la politique de lutte contre le décrochage, où il est représenté.